L'achat d'un logement représente souvent une étape importante, synonyme généralement d'emprunt à long terme. Dans le méandre des offres de prêts immobiliers, il est indispensable d'avoir les bons réflexes pour bien choisir sa formule de crédit.
Capacité, montant et durée d'un prêt immobilier

La première des étapes, et non la moindre, consiste pour le futur propriétaire à vérifier sa capacité d'emprunt. Bénéficier au préalable d'un apport, au moins égal au règlement des frais de notaire, est un point positif pour acheter dans de bonnes conditions. Il ne faut donc pas hésiter à puiser dans l'épargne engrangée ces dernières années. Dans le cas oű l'emprunteur est arrivé au terme de son Plan Epargne Logement (PEL), il peut bénéficier d'un taux avantageux. D'autre part, le choix du montant du crédit doit être calculé en fonction des revenus. Aussi, il est important de savoir que les mensualités de remboursement ne peuvent pas dépasser les 33% des revenus d'un foyer. En règle générale, les banques accordent un crédit d'un montant équivalent à 4 ou 6 fois le salaire annuel du demandeur ou des demandeurs. Enfin, la durée du crédit est un élément important dans le choix du crédit puisqu'elle permet de faire varier la somme empruntée. Ainsi, plus la durée du crédit est étalée sur une longue période, plus la somme prêtée pourra être importante. Mais attention, plus l'emprunt est établi sur une longue durée, plus son coût est important.

Le choix du type de taux pour son emprunt immobilier

Le taux est un critère primordial dans le choix d'un prêt immobilier puisque c'est cet élément qui va définir son coût. Il existe deux types de taux : fixe ou variable. Le prêt à taux fixe est choisi par 90 % des personnes qui empruntent parce qu'il représente la sécurité. En effet, les mensualités de remboursement, le coût total du prêt et l'échéancier sont fixés à l'avance. Il n'y a donc aucune surprise. Le taux ne fluctue pas pendant toute la durée de l'emprunt. D'un autre côté, le prêt à taux variable, lui, bénéficie des fluctuations des taux définies annuellement en fonction de l'indice de référence et de la marge de la banque. Ce type de taux est réalisable si le propriétaire envisage de vendre rapidement son bien ou s'il a souscrit un prêt "in fine" couplé à une assurance vie. Il est conseillé d'opter pour un prêt immobilier à taux révisable seulement si ce dernier bénéficie d'un taux plafonné.

L'assurance de prêt immobilier

Pour prétendre à un prêt immobilier, l'emprunteur doit souscrire à une assurance de prêt. Beaucoup de banque proposent leurs propres assurances bien que rien n'oblige le client à l'accepter. Dans tous les cas, une assurance décès doit être forcément souscrite pour garantir le remboursement total de la somme restante en cas de décès de l'emprunteur, ou partielle en cas d'invalidité permanente ou provisoire. Il existe également une assurance chômage utile pour pallier à une période difficile.

Les frais de dossier
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Emprunter auprès d'une banque suppose nécessairement des frais annexes parmi lesquels figurent notamment les frais de dossier. Dans le cas d'un crédit immobilier, ces derniers peuvent représenter entre 0,4% à 1% du montant du prêt. En ayant recours aux services d'un courtier, ces frais sont plafonnés autour des 500 €. A noter que l'emprunter peut tenter de les négocier avec son banquier. Attention à ce qu'une baisse des frais ne soit pas répercutée ailleurs par des coûts plus importants.