Interrogée lundi matin sur RMC, la candidate du Front national a promis d'augmenter de 200 euros nets  les petits salaires. Une mesure phare de son programme et une belle formule de campagne… Déjà décriée comme telle.

Quand un auditeur lui demande, lundi dernier sur RMC, quelle serait sa première mesure sociale, Marine Le Pen répond qu'elle en aura deux : " la première, c'est faire diminuer les prix de l'essence à la pompe ". Quant à la seconde, et la plus importante : " faire prendre en charge par l'État 200 euros de cotisations salariales sur tous les salaires jusqu'à 1,4 fois le Smic". Autrement dit, augmenter de 200 euros les petits salaires. Cela grâce à l'instauration d'une "contribution sociale à l'importation"

Alors que cette promesse ne figure pas parmi les propositions présentes dans le projet du Front national, elle était néanmoins l'une des mesures proposées par Jean-Marie Le Pen, en 2007 (Cf. document pdf, p.43). Son coût avait alors été estimé à 11,9 milliards d'euros.

"Marine Le Pen fait de l'esbroufe"

Une promesse qui, si elle confirme l'objectif du FN de ramasser l'électorat populaire, ne fait pas l'unanimité. Pour François Delapierre, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, " Marine Le Pen ne propose rien pour les ouvriers et les classes populaires. Pour faire croire qu’elle a quelque chose à dire, elle fait de l’esbroufe. On dirait Sarkozy !" 

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Dans son communiqué, le Front de gauche riposte encore contre la mesure de Marine Le Pen : "  L’enfumage ne marchera pas ! Si Marine Le Pen voulait vraiment augmenter le pouvoir d’achat des Français, elle soutiendrait la hausse du SMIC comme le propose le Front de Gauche. Au lieu de cela elle qualifie la hausse du SMIC de 'mesurette'. Mais c’est sa proposition gadget qui est une mini-mesurette! " 
© Capture d'écran rmc.fr

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