Faire travailler les chômeurs gratuitement, sous peine de ne plus toucher l’allocation chômage, c’est l’une des mesures que propose le premier ministre britannique pour réduire le coût des allocations. En France, Nicolas sarkozy avait déjà envisagé une telle mesure en 2007. Explications.

David Cameron, le Premier ministre britannique a proposé cette semaine les mesures de son plan de rigueur pour lutter contre le chômage. Parmi elles, il envisage de faire travailler les chômeurs... gratuitement !  

Le gouvernement britannique envisage en effet de “redonner aux chômeurs une routine de travail” en faisant travailler bénévolement les chômeurs de longue durée 30 heures par semaine, pendant quatre semaines au profit de la collectivité (ramassage d’ordures, entretien de la voirie...).

Ce projet, qui doit être présenté au députés britanniques le jeudi 11 novembre 2010, a pour objectif de réduire le coût des allocations et d'inciter les chômeurs à travailler. Et si ceux-ci refusent cette “proposition”, ils devront se passer de leur allocation pendant trois mois  (les chômeurs touchent 75 euros par semaine).

   Faire travailler les chômeurs gratuitement, Nicolas Sarkozy y a pensé en 2007

L’idée de ces “travaux forcés d’intérêt général” destinés aux chômeurs n’est pas nouvelle ! Nicolas Sarkozy en personne l’avait évoquée lors de sa campagne électorale en 2007. Comme le montre cette capture d’écran (voir ci-contre) extraite de son programme de campagne, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il ferait en sorte que “les titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter chacun à prendre un emploi, plutôt qu’à vivre de l’assistanat.”  

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Interrogé sur le sujet lundi 8 novembre sur RMC, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement et secrétaire national de l’UMP, affirme que “c’est une excellente idée” mais difficilement applicable en France : "c’est très compliqué à organiser parce que quand vous avez deux ou trois millions de chômeurs et un million de personnes au RMI. Trouver une activité de 30 heures pour trois millions de personnes, c’est quelque chose d’excessivement compliqué à organiser".

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