Quelques heures avant son arrestation à New York, l’ex-patron du FMI pensait avoir été mis sur écoute. Et aurait été averti qu’un de ses e-mails personnels avait atterri à l’UMP…

Les révélations proviennent du site Rue89, qui sort en avant-première ce qui paraîtra intégralement ce week-end, dans le New York Review of Books : un article du journaliste d’investigation Edward Epstein, où de sérieuses zones d’ombres viennent encore s’ajouter à l’affaire DSK. Voici lesquelles :

BlackBerry piratéLe matin précédant son arrestation (le 14 mai) DSK reçoit d'une de ses amies, documentaliste au siège de l'UMP, un message lui indiquant qu'au moins un de ses e-mails envoyé à sa femme, depuis son BlackBerry, a été lu à l'UMP

Inquiet, celui qui est encore patron du FMI appelle sa femme à 10h03 (depuis son BlackBerry) pour lui dire qu'il soupçonne son téléphone d'avoir été mis sur écoute. Aussi, il lui annonce son intention de le faire examiner par un expert dès son retour à Paris (prévu dans la journée).

Etrange comportement des gardiensA 13h33, selon les images de la vidéo surveillance, deux hommes de la sécurité, s'isolent pour sembler célébrer quelque chose : ils se tapent mutuellement dans les mains durant trois minutes. Puis, ils se postent près de l'entrée, attendant visiblement la police, à laquelle il n'ont fait appel que tardivement, et suite à un coup de fil de leur supérieur… Qui n'est autre que l'ancien patron de la brigade antigang, un proche du coordinateur national du renseignement, en poste à l'Elysée…

Allers-retours dans la chambre 2808Nafissatou Diallo est entrée trois fois dans la chambre 2808 : après sa rencontre avec DSK (elle a d'abord omis de le dire à la police, mais sa carte magnétique l'indique) ; pendant sa rencontre ; mais également avant.  Le groupe Accor a refusé de dire à Ed Epstein qui occupait cette chambre. 

Disparition du BlackBerryDepuis l'aéroport qui devait l'emmener vers Paris dans l'après-midi, DSK a appelé l'hôtel pour demander si  son Blackberry avait été trouvé. L'employé, en présence de la police, lui a répondu (faussement) par l’affirmative…

En réalité, ce BlackBerry, avec tous ses messages, a disparu. Il n'a jamais été retrouvé. Ni par la police ni par les détectives privés.

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Plus intrigant : à 12h51, trois quarts d'heure après la rencontre DSK-Diallo, selon les données recueillies auprès de Blackberry, le téléphone a été non seulement déconnecté, mais aussi privé de son système de géolocalisation GPS. Un travail d’experts a priori.

Le journaliste Ed Epstein, qui a mené l’enquête, ne prête aucune conclusion à ses affirmations. Mais soulève peut-être un nouveau volet de l’affaire... 

 

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