Nicolas Sarkozy n'a pas encore perdu que les cadres de l'UMP se battent déjà pour prendre la relève du parti ! En cas de défaite du président à sa réélection, qui prendra les rênes de l'UMP ? Le point avec Planet.fr.

Nicolas Sarkozy l'avait annoncé dès le début : s'il perd l'élection présidentielle le 6 mai prochain, il arrêtera définitivement la politique... Il n'en aura pas fallu plus pour que les potentiels candidats à sa succession à la tête de l'UMP fleurissent... Qui sont ceux vraiment susceptibles de prendre la relève ?

A l'origine, en 2002, le parti avait été créé pour Alain Juppé. Le but était de mettre en place un parti regroupant la droite et le centre, capable de s'unir derrière un seul et unique candidat lors des élections présidentielles pour éviter les guerres internes entre partis de droite.

Tous unis derrière un seul hommeEn tant que chef de ce parti, Alain Juppé était tout désigné pour se présenter aux élections présidentielles de 2007, mais ses ennuis judiciaires le poursuivant, il avait dû laisser sa place à Nicolas Sarkozy dès 2004. La suite est bien connue, le nouveau patron de l'UMP a vécu une irrésistible ascension populaire jusqu'à l'élection de 2007 lors de laquelle il l'a emporté sans grande difficulté.

Après l'élection, pour conserver ce grand parti de toutes les droites, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de faire le grand écart entre le Front national et le centre, essayent à la fois de détruire le MoDem de François Bayrou et de séduire les électeurs de l'extrême droite par ses discours.

Un parti au bord de l'explosionEt c'est bien là le problème ! L'UMP se retrouve aujourd'hui composé de courants internes multiples, pour le moment uni derrière un seul homme, mais prêts à faire exploser le parti... chacun cherchant désormais à placer son homme aux commandes. Une défaite le 6 mai prochain, et donc un départ de Sarkozy de l'UMP, entraînerait inévitablement une gueguerre en interne, qui semble d'ailleurs avoir déjà commencé. Comme s'il était acquis d'avance que la défaite était au bout du chemin...

Certains envisagent de quitter le navire ! C'est le cas par exemple de Pierre Méhaignerie, à la tête d'un petit groupe qui pense à rejoindre le centre réuni réclamé par François Bayrou. Les autres sont prêts à la bataille, les statuts de l'UMP imposant l'élection d'un nouveau président dans les 6 mois.

La gueguerre Copé-FillonJean-François Copé, lui est déjà sur les rangs. Récemment, il affirmait à des journalistes qu'il souhaitait "conserver ses responsabilités dans l'animation du parti", reconnaissant donc sa propre candidature à la tête de l'UMP. Il expliquait même être prêt à "conduire la bataille des législatives" de juin. Dans sa tâche de futur président potentiel de l'UMP, Jean-François Copé aurait même déjà prévu de s'entourer de Valérie Pécresse, François Baroin, Luc Chatel, Bruno Lemaire ou encore Christian Jacob.

Face à lui, François Fillon aurait lui aussi pour ambition de gouverner l'UMP. Pendant tout le quinquennat, Jean-François Copé a critiqué l'absence de "courage" et de "colonne vertébrale" du Premier ministre. Mais ce dernier a de nombreux soutiens derrière lui, dont Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Nathalie Kosciusko-Morizet ou encore Alain Juppé, et il profite d'une excellente côté de popularité auprès des sympathisants UMP qui l'ont même ovationné lors de son intervention au meeting de Nicolas Sarkozy sur la place de la Concorde le 15 avril dernier.

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Alain Juppé, le sauveur ?Les spécialistes estiment qu'avec le score du Front national au premier tour de la présidentielle, l'UMP est à deux doigts de l'explosion, et certains évoquent comme seul remède miracle le retour d'Alain Juppé au sommet. On pronostiquerait même qu'il prendrait la tête du collectif chargé de mener à bien la campagne pour les législatives... avant de prendre la tête du parti ?

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