Meurtre barbare d'un septuagénaire retrouvé ligoté et étranglé à Villeneuve-sur-Lot

Publié par Matthieu Chauvin
le 26/10/2026
POlice gyrophare
Istock
Le corps sans vie d'un homme de 78 ans a été découvert vendredi 23 octobre à son domicile de Villeneuve-sur-Lot, ligoté et étranglé à l'aide d'une ceinture lors d'un violent cambriolage.

L'effroi s'empare du Lot-et-Garonne après la mise au jour d'une scène d'une violence extrême dans un pavillon rural. Les forces de l'ordre découvrent un retraité sans défense, supplicié dans sa propre demeure. Une enquête criminelle pour homicide volontaire tente de reconstituer le déroulement de ce drame barbare.

Un corps ligoté et bâillonné découvert dans une maison isolée

L'alerte est donnée vendredi 23 octobre aux alentours de 13 heures. Alertés par l'entourage inquiet du résident, les policiers pénètrent dans un logement situé à l'écart du centre de Villeneuve-sur-Lot. Selon les informations dévoilées par Le Parisien, les intervenants découvrent immédiatement l'occupant des lieux inanimé sur le sol de son habitation.

La scène de crime révèle des sévices d'une grande brutalité. La victime, âgée de 78 ans, gît entravée aux pieds et aux poings avec des câbles électriques et des cordes de lanceur de tondeuse. Les constatations indiquent également que l'homme présente un visage tuméfié par de multiples coups, un pull enfoncé dans la bouche en guise de bâillon, ainsi qu'une ceinture serrée autour du cou. Les premières constatations médico-légales estiment que le décès remonterait à environ 24 heures avant l'arrivée des fonctionnaires. Une autopsie judiciaire, programmée le lundi 26 octobre, doit préciser les causes exactes de la mort et l'ordre des sévices infligés.

La piste d'un cambriolage mortel confiée à la police judiciaire

Les premiers éléments matériels orientent sans ambiguïté les investigations vers un vol crapuleux ayant dégénéré en supplice. Les enquêteurs relèvent des traces d'effraction sur l'une des fenêtres du pavillon. À l'intérieur, plusieurs pièces ont fait l'objet d'une fouille partielle et les constatations confirment le vol d'une arme longue appartenant au propriétaire. Les techniciens de l'identité judiciaire recherchent d'éventuelles traces d'ADN ou d'empreintes laissées sur les liens et le point d'entrée pour identifier les assaillants.

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Le profil de la victime écarte pour l'instant la thèse d'un règlement de comptes ciblé. Ce retraité menait une existence tranquille, sans le moindre antécédent judiciaire, et n'était pas connu des services de police. Cette absence de contentieux renforce l'hypothèse d'une intrusion opportune visant des valeurs réelles ou supposées, commise par un ou plusieurs malfaiteurs surpris par la présence de l'occupant.

Face à la gravité des faits, le parquet d'Agen a saisi la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Lot-et-Garonne. L'enquête préliminaire ouverte pour homicide volontaire pourrait rapidement évoluer vers des qualifications criminelles encore plus lourdes, notamment des actes de torture et de barbarie ou un meurtre concomitant à un vol avec violences. Selon l'article 221-4 du Code pénal, de tels faits font encourir à leurs auteurs la réclusion criminelle à perpétuité.

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