L'aide au carburant élargie : allez-vous toucher ce versement automatique ?

Publié par Matthieu Chauvin
le 23/09/2026
Conducteur autoroute
Istock
Face à la flambée persistante des prix des carburants, le gouvernement reconduit son indemnité de 100 euros pour le dernier trimestre 2026 en intégrant 2,5 millions de foyers supplémentaires et en automatisant son versement.

Les automobilistes qui dépendent de leur véhicule pour travailler bénéficient d'un soutien renforcé de l'État pour faire face aux dépenses à la station-service. L'exécutif a dévoilé une série de mesures destinées à soulager le budget transport des ménages jusqu'à la fin de l'année 2026.

Une enveloppe de 450 millions d'euros pour soutenir les automobilistes

Lors d'une prise de parole le 22 septembre 2026, l'exécutif a acté la reconduction de l'indemnité forfaitaire de 100 euros pour les mois d'octobre, novembre et décembre 2026. Cette opération mobilise une enveloppe publique globale de 450 millions d'euros. Selon la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, ce coup de pouce financier "représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour deux mois en moyenne."

Le dispositif franchit une étape majeure en touchant désormais 5,5 millions de foyers, contre 3 millions jusqu'alors. Cette hausse de 2,5 millions d'ayants droit repose sur une révision générale des plafonds fiscaux. En parallèle, les entreprises sont appelées à participer à cet effort collectif. Le ministre des PME, Serge Papin, a officialisé le relèvement du plafond défiscalisé de la prime carburant employeur, qui passe de 600 à 1 000 euros. Comme il l'a précisé : "Nous faisons ainsi de la prime carburant une aide concrète au pouvoir d'achat, actionnable par les entreprises au bénéfice de leurs salariés."

Les critères d'accès assouplis et un paiement automatisé

Pour prétendre à ce versement, les critères kilométriques initiaux demeurent inchangés. Les conducteurs doivent justifier d'un trajet domicile-travail supérieur à 15 kilomètres, soit un total de 30 kilomètres pour l'aller-retour quotidien, ou totaliser un parcours annuel d'au moins 8 000 kilomètres effectué pour des motifs professionnels. Voitures particulières, deux-roues et modèles hybrides sont éligibles, à l'exception des voitures de fonction intégralement défrayées par les employeurs.

L'ouverture à de nouveaux profils repose sur le relèvement du plafond de revenu fiscal de référence (RFR) par part, ce qui permet à de nombreux salariés des classes moyennes modestes d'accéder au chèque. Cette réforme s'attaque également de front au non-recours administratif. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a rappelé cette urgence en constatant que "notamment pour le dispositif grand rouleur, tous les Français qui y avaient droit ne l'ont pas demandé." L'attribution devient directe pour éviter qu'un bénéficiaire potentiel sur deux ne renonce à son indemnité.

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Comme le précise Femme Actuelle, les profils suivants pourront désormais bénéficier de la prime 

  • les personnes seules ayant un salaire net jusqu'à 2 035 euros ;
  • les couples avec 1 enfant, ayant un salaire net jusqu'à 4 070 euros ;
  • les couples avec 2 enfants, ayant un salaire net jusqu'à 6 100 euros.

Le calendrier de versement et les démarches sur impots.gouv.fr

Pour les personnes ayant déjà perçu l'aide au printemps 2026, la démarche est inexistante. Le versement de 100 euros s'effectue automatiquement par virement bancaire émis par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) sur le compte bancaire enregistré. Il reste recommandé de vérifier ses coordonnées bancaires sur son espace personnel en ligne.

Pour les nouveaux éligibles, les demandes s'ouvrent dès le mois d'octobre sur le portail officiel impots.gouv.fr. La procédure exige le numéro fiscal, la carte grise du véhicule et une déclaration sur l'honneur certifiant le respect du seuil de distance professionnelle. Des contrôles a posteriori pourront solliciter une attestation d'employeur attestant des trajets quotidiens. Enfin, les bénéficiaires peuvent cumuler ces 100 euros de l'État avec la prime transport d'entreprise portée à 1 000 euros, qu'il convient de demander directement au service des ressources humaines de son employeur.

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