Mort du petit Émile : « nous avons été broyés », les grands-parents témoignent après l’attaque contre leur domicile

Publié par Sarah Martin
le 18/05/2026
emile soleil murder investigation - day
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Près de deux ans après la disparition du petit Émile Soleil, ses grands-parents disent vivre dans un climat de peur et de tension. Le couple s’est exprimé après la tentative d’incendie volontaire qui a visé leur résidence secondaire du Haut-Vernet, dénonçant une épreuve supplémentaire dans une affaire déjà profondément éprouvante.

Près de trois ans après la disparition mystérieuse du jeune garçon le 8 juillet 2023, l'affaire continue de hanter ses proches et de mobiliser l'opinion publique. Alors que la découverte tragique des ossements de l'enfant le 30 mars 2024 avait déjà profondément bouleversé le pays, la famille doit aujourd'hui faire face à une nouvelle épreuve

Une nuit d'effroi au Haut-Vernet : la tentative d'incendie criminel

Dans la nuit du 15 au 16 mai 2026, leur résidence secondaire, nichée dans ce petit village des Alpes-de-Haute-Provence, a subi une attaque ciblée sous la forme d'un départ de feu volontaire. Rapidement alertés, les gendarmes chargés de la sécurité locale ont sécurisé la bâtisse avant que les flammes ne causent des dégâts irréparables. Leurs investigations express ont permis de remonter immédiatement la piste de l'auteur présumé de cette agression.

Selon les informations dévoilées par la presse locale, les forces de l'ordre ont interpellé un homme âgé de 78 ans. Cet individu, domicilié dans la région de Marseille, a été placé en garde à vue dans la foulée. Les autorités judiciaires s'emploient maintenant à décortiquer son parcours et à déterminer les motivations exactes qui l'ont poussé à commettre un tel acte contre une famille déjà lourdement endeuillée.

« Nous avons été broyés » : la famille brise le silence

Pour protéger les habitants de la frénésie populaire, le maire a régulièrement bloqué les accès via des arrêtés d'interdiction de circulation. Malgré ces précautions, le village cristallise le sentiment d'insécurité permanent ressenti par les proches de la petite victime. 

Dans une déclaration bouleversante datée du 17 mai 2026 et rapportée par le quotidien Sud Ouest, les grands-parents livrent leur immense désarroi. Ils décrivent l'impact dévastateur de l'attention publique depuis le premier jour du drame. « Nous avons été broyés », dénoncent-ils ouvertement. Ce fardeau s'alourdit cruellement d'un profond sentiment d'injustice vis-à-vis du traitement judiciaire global. Face à l'opinion publique, ils regrettent d'avoir souvent endossé le costume de suspects plutôt que celui de victimes frappées par la fatalité. 

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Les conséquences et les protections nécessaires pour les victimes d'affaires médiatiques

Cette violente agression matérielle vient rouvrir des plaies impossibles à cicatriser pour cet entourage meurtri. Le choc causé par la tentative d'incendie s'ajoute à la perte du petit garçon, complexifiant terriblement un travail de deuil sans cesse interrompu. 

Face à l'émergence de ce type de vindicte populaire, l'institution judiciaire tente d'apporter une réponse ferme. S'en prendre délibérément aux proches d'une victime, sous couvert d'une forme de justice expéditive, expose les auteurs à de très lourdes sanctions pénales. De leur côté, les grands-parents n'aspirent plus qu'à un retrait absolu de la scène publique et médiatique. 

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