Emmanuel Macron endeuillé : son hommage bouleversant, « Depuis 12 ans, nous ne nous sommes jamais quittés »
L'émotion était vive ce mardi 25 août sous les voûtes de la collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois. Venu saluer la mémoire de François Patriat, disparu le 19 août à 83 ans des suites d'un accident de vélo, Emmanuel Macron a tenu à honorer en personne le parcours de ce pilier de la première heure.
Le dernier hommage de la République et d'un ami à Semur-en-Auxois
Près de 2 000 personnes, parmi lesquelles Gérard Larcher, Yaël Braun-Pivet et plusieurs anciens Premiers ministres, se sont rassemblées en Côte-d'Or selon l'AFP. Dès l'annonce du décès, le chef de l'État avait partagé sa peine sur son compte X : « La Côte d’Or et la Bourgogne perdent l’un de leurs plus fidèles serviteurs. La République, l’un de ses plus infatigables artisans. Pour ma part, je perds un ami cher ».
Présent au premier rang dans la nef pendant que la cérémonie était retransmise sur écran géant sur le parvis, le président a salué la mémoire d'un élu enraciné dans son terroir.
Une complicité née aux origines du macronisme
Leur alliance politique s'était forgée dès 2014, lorsque l'ancien ministre socialiste affirmait à propos du jeune locataire de Bercy : « Voilà du Rocard que je comprends ». Lors de son éloge funèbre, le président s'est souvenu du 6 avril 2016 à Amiens lors du lancement d'En Marche, rappelant que François Patriat s'était rendu dans la cathédrale pour allumer un cierge juste avant la réunion.
« Depuis 12 ans, nous ne nous sommes jamais quittés. Il fut de tous les combats », a affirmé le président, décrivant avec sensibilité son ancien allié : « Je me souviens de son regard bleu, qui disait la douceur et la détermination ensemble. Il est parti au temps des vendanges, il n’y a pas de hasard ».
Le rempart loyal face aux doutes et aux tempêtes politiques
À la tête du groupe RDPI au Sénat depuis 2017, François Patriat a incarné un appui indéfectible pour l'exécutif à la Chambre haute. Face aux remous politiques, Emmanuel Macron a tenu à louer sa fidélité inébranlable : « Dans des temps où beaucoup pensent que l'inventaire valait mieux qu'assumer bravement, il assumait bravement. Là où beaucoup pensent que l'esprit de défaite a déjà gagné, lui, il se battait ».
Une loyauté également saluée par la ministre Agnès Pannier-Runacher, rappelant qu'il avait cru immédiatement au projet présidentiel. Devant l'assemblée, le chef de l'État a conclu son hommage par des mots intimes : « Fanfan, c’était la vie. Merci Fanfan, pour tout ça ».
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