Changement d’heure : ces habitudes à adopter pour éviter la fatigue après le passage à l’heure d’hiver
C’est un rendez-vous qui revient chaque année. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, à 3 heures, il sera 2 heures. Si ce changement permet de dormir une heure de plus, il n’est pas sans conséquence sur notre organisme. Notre horloge biologique doit en effet s’adapter à ces nouveaux horaires.
« Notre horloge biologique ne se règle pas simplement en tournant les aiguilles d’une montre ! », rappelle Benoît Mauvieux, chronobiologiste à l’université de Caen Normandie. Si le passage à l’heure d’hiver est généralement mieux toléré que celui du printemps, il peut néanmoins perturber temporairement nos rythmes biologiques.
Pour l’expert, le changement d’heure ne doit toutefois pas faire oublier une question essentielle : la place que nous accordons au sommeil au quotidien. « Allonger nos journées au détriment de nos nuits est un mauvais calcul : nous perdons en vigilance, en concentration et en efficacité », souligne-t-il.
Changement d’heure : pourquoi la régularité du sommeil est essentielle
Pour mieux vivre cette transition, Benoît Mauvieux recommande avant tout de conserver des horaires réguliers, notamment pour le lever. L’objectif est de préserver suffisamment de temps pour dormir en semaine, plutôt que de chercher à récupérer le sommeil perdu une fois le week-end arrivé.
Dormir davantage le samedi et le dimanche peut effectivement aider à compenser partiellement une dette de sommeil accumulée au cours de la semaine. Mais cette habitude a aussi ses limites. Un décalage trop important entre les horaires de coucher et de lever en semaine et ceux du week-end peut provoquer un phénomène appelé « jet-lag social ».
Ce décalage complique le retour au rythme habituel et peut entretenir un cercle vicieux. Mieux vaut donc éviter de bouleverser complètement ses horaires pendant les jours de repos.
Cette habitude peut aider votre horloge biologique à se recaler
Autre repère essentiel pour notre organisme : la lumière naturelle. Le chronobiologiste conseille notamment d’en profiter le matin, car elle contribue à synchroniser notre horloge biologique. À l’inverse, en soirée, il est préférable de réduire l’intensité lumineuse et de limiter l’utilisation des écrans avant le coucher. Privilégier des activités calmes permet également de préparer progressivement l’endormissement.
Enfin, il n’existe pas de durée de sommeil idéale qui conviendrait à tout le monde. « Nous n’avons pas tous les mêmes besoins de sommeil », rappelle Benoît Mauvieux. L’essentiel est donc d’apprendre à reconnaître ses propres besoins et à les respecter. Le passage à l’heure d’hiver peut ainsi être l’occasion de revoir certaines habitudes. Pour le spécialiste, le sommeil doit rester un besoin quotidien à protéger, bien au-delà de ce rendez-vous automnal.
Trois habitudes à retenir pour préserver son sommeil :
- Garder des horaires réguliers, notamment pour le lever.
- S’exposer à la lumière naturelle, particulièrement le matin.
- Réduire la luminosité et limiter les écrans avant de se coucher.
Pour Benoît Mauvieux, chronobiologiste à l’université de Caen Normandie, le changement d’heure est donc l’occasion de s’interroger sur nos habitudes et de redonner au sommeil la place qu’il mérite.
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