Longtemps ignorée, jamais décrite dans ces termes, elle existe pourtant bel et bien, selon Philippe Brenot*, psychiatre et thérapeute de couple qui l'a ainsi nommée. Il nous fournit ses explications sur ce mécanisme féminin comparable à l'érection masculine.

Le mode opératoire de l’érection féminine est sans conteste différent, plus lent et plus complexe que celui des hommes. De plus, elle ne se voit pas. Alors, ces derniers, ou ces jeunes femmes qui se connaissent mal ou si peu, peinent parfois à en comprendre tous les rouages.

Une approche plus longue dans la durée

« Au repos, le vagin mesure de 6 à 7 centimètres. Comme un poing fermé il n’est naturellement pas prêt à accueillir un pénis », précise le spécialiste. Et pour se mettre en condition, les femmes exigent de l’attention et certaines approches plus subtiles et moins mécaniques. « C’est variable selon chacune, bien sûr, mais, en général, l’érection féminine demande plus de temps, au moins vingt minutes, et est conditionnée à des facteurs importants comme la séduction, le sentiment amoureux, les circonstances personnelles et environnementales », souligne Philippe Brenot. Alors, mais seulement dans un climat propice, sous l’effet du désir et des caresses appropriées, l’excitation monte en puissance et le sexe féminin se transforme pour permettre la pénétration et mener à l’orgasme.