Pendant deux mois, Jean-Michel Blanquer a été sur le pied de guerre. Pour s'assurer que les élèves français continuent à étudier malgré le confinement, le ministre de l'Éducation s'est mobilisé sans compter ses heures, bouleversant son quotidien, rapporte "Paris Match".
"On a fait camping" : le quotidien chamboulé de Jean-Michel Blanquer

Jean-Michel Blanquer se félicite d’avoir "tenu le cap". Pendant deux mois, le ministre de l’Éducation national a dû organiser la poursuite de l’enseignement pour des millions d’élèves confinés et préparer la réouverture, très contestée, des écoles le 11 mai dernier, en respectant les consignes sanitaires. Un véritable casse-tête qui lui a valu d’essuyer quelques tempêtes. "Ici, on a vécu un passage du cap Horn avec un navire bien malmené, entouré de bateaux pirates (…) mais on l’a passé", assure-t-il à Paris Match. Non sans bouleverser quelques habitudes, cependant.

Le capitaine du navire Éducation s’est ainsi reclus durant plusieurs semaines dans son ministère, vidé de son personnel en raison du confinement. À l’exception des dix membres de son cabinet et des directeurs d’administration qui venaient chaque jour au ministère, week-end compris, la règle du télétravail s’est imposée à tous. Les réunions en visioconférence, limitées d’ordinaire à une par mois, se sont enchaînées tous les deux jours pour garantir la "continuité éducative". Alors, dans le bureau de Jean-Michel Blanquer, les livres et les dossiers se sont entassés un peu partout.

Des "colibris coordonnés"

Des stigmates de l’agitation au sein du "peuple de colibris coordonnés" décrit par le ministre. "Vous savez, on a fait camping pendant deux mois", explique-t-il à Paris Match. Si Jean-Michel Blanquer peut désormais reprendre un peu son...