Chaque mois, retrouvez la chronique de Marina Carrère d'Encausse, médecin et animatrice du « Journal de la Santé » (France 5), dans les colonnes de « Version Femina » et sur femina.fr.
La chronique de Marina Carrère d’Encausse© Nathalie GUYON/ FTV

A l’origine de l’épidémie

Tout a commencé en Chine sur un marché ouvert à Wuhan où s’accumulaient des chauves-souris, des serpents, des pangolins que l’on pouvait acheter vivants. Ces animaux sauvages sont touchés par les vendeurs, les acheteurs et souvent tués dans des conditions d’hygiène déplorables. La pandémie est partie de là. Ce n’est pas la première. En 2002-2003, un autre coronavirus porté par des chauves-souris puis des civettes avait provoqué l’épidémie de Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), à l’origine de près de 800 morts dans le monde.

Il était donc logique de soupçonner la chauve-souris d’être l’espèce hôte du virus qui nous touche actuellement

Une comparaison génétique entre le virus récolté sur des malades et celui hébergé par des chauves-souris a confirmé que ce mammifère était le probable réservoir. Ne restait plus à cet animal sauvage qu’à infecter un autre mammifère pour que celui-ci, après une mutation du virus, contamine à son tour l’homme. Cet hôte intermédiaire pourrait être le pangolin, petit mammifère très prisé en Chine pour sa viande, ou se...Lire la suite sur Femina.fr