Les tribus éclatent et se reforment. Ces nouvelles configurations chamboulent aussi les droits des héritiers. Les dispositions à prévoir avec Me Jean-Michel Mathieu, notaire à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain.
Familles recomposées : des successions compliquéesiStock

Je veux favoriser mon conjoint… pas mes beaux-enfants !

Le risque Si vous vous remariez, à défaut de dispositions spécifiques en présence d'enfant(s) né(s) d'une précédente union, votre conjoint héritera d'un quart de vos biens. Avec, pour conséquence, à son décès, de voir ce patrimoine échapper à vos enfants et partir chez vos beaux-enfants.

Les solutions Prévoir par testament de lui léguer uniquement l'usufruit des biens plutôt que leur pleine propriété. C'est-à-dire le droit d'habiter le bien s'il s'agit d'un logement ou d'en percevoir les revenus en le louant, par exemple. Vos enfants hériteront ainsi de la nue-propriété (possession du bien sans droit d'en user ni d'en jouir) et en récupéreront la pleine propriété (nue-propriété et usufruit) à la disparition de votre conjoint. Autre option : procéder à un legs dit « graduel ». Sa particularité : son bénéficiaire ne peut vendre le bien reçu et, à son décès, il doit à son tour le transmettre aux personnes de votre choix, vos enfants, par exemple !

Je veux protéger mon concubin

Le risque

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