Un photographe empêché de capturer ce qu'il souhaitait lors de la photo de classe du nouveau gouvernement, témoigne dans Libération et s'en prend aux services de communication de l'Elysée.
Emmanuel Macron accusé : à l’Elysée, les photographes sont des « pions »

Corentin Fohlen, photographe indépendant dépêché par Libération pour capturer le nouveau gouvernement ce jeudi 29 juillet, garde un souvenir amer de son expérience. Ne s'étant pas rendu à l'Elysée depuis 2012, lorsque Nicolas Sarkozy en était encore le locataire, il s'est senti muselé par les équipes d'Emmanuel Macron, dont la photographe officielle est Soazig de la Moissonnière.

Ce vendredi 31 juillet, lendemain de la publication de son témoignage dans L'œil de Libé et sur Twitter où il a fait beaucoup de bruit, il a écrit son expérience dans Libération. "Dorénavant, au palais, n’existe plus aucune liberté de photographier. Le photographe est un pion de la communication, gentiment encadré par de jeunes communicants et rudement recadré par des colosses de la sécurité", dresse-t-il. Impossible de sortir du carcan imposé par la présidence et capturer une autre scène que la photo de classe des ministres.

"On vous dit d'arrêter !"

Après qu'un de ses confrères s'est fait réprimander pour avoir tenté de capturer une employée remettant en place un drapeau français, il s'expose lui aussi à l'ire des officiers du palais. Sorti "du champ rigide de la photo de classe pour tenter de [s'éloigner] sur le côté", Corentin Fohlen se fait bousculer avec ses collègues à la fin des 45 secondes qu'on leur a accordées.

"'On vous dit d’arrêter !' Des mains se plaquent brutalement sur mon appareil photo", relate-t-il. Une scène capturée dans quatre...

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