Les actifs souhaitant quitter la vie active à l’âge légal de la retraite seront pénalisés dès l’année prochaine.

L’année 2018 commence mal pour les retraités frappés de plein fouet sans compensation par la hausse de la CSG si leur revenu fiscal de référence est supérieur à 14.404 euros, pour une personne seule (22.096 euros pour un couple). Mais 2019 sera encore pire puisque les salariés quittant la vie active verront leur pension Agirc-Arrco amputée de 10% !

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Pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1957, un dispositif de majoration/minoration temporaire a en effet été créé afin d’encourager la poursuite d’activité. Il s’appliquera à partir du 1er janvier 2019.

A cette date, deux cas de figure sont possibles :

° les personnes remplissant les conditions du taux plein au régime de base et décalant leur prise de retraite complémentaire bénéficieront d’une majoration de leur retraite complémentaire pendant un an de 10 % s’ils décalent de 2 ans, de 20 % s’ils décalent de 3 ans, de 30 % s’ils décalent de 4 ans. Elles seront créditées de points de retraite supplémentaires et d’une surcote du régime de base.

° les personnes souhaitant quitter la vie active seront mises à la diète d’office. Si elles refusent de décaler leur date de départ en retraite, une diminution de leur retraite complémentaire de 10% s’appliquera durant 3 ans.

Pour une pension globale (base + complémentaire) moyenne mensuelle de 1600 euros, cela représentera une diminution de la pension globale de l’ordre de 50 euros/mois durant 36 mois. Dans tous les cas, ce malus s'éteindra aux 67 ans de l'intéressé.

Pour échapper à cette retenue, les personnes nées en 1957 ou 1958 ont donc intérêt à essayer d’obtenir un départ anticipé à la retraite, au plus tard le 31 décembre 2018.

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Quelques exceptions

Cette minoration ne s’appliquera pas aux personnes décalant d’un an la date de départ de leur retraite et les personnes qui ont une faible pension.

Les nouveaux retraités exonérés de CSG échapperont au système et ceux qui sont soumis à un taux réduit subiront des décotes divisées par deux (soit 5%) pendant trois ans.

Rappel : sont exonérés de CSG, les retraités dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 16.868 euros pour deux parts. Au-dessus de ces plafonds, les retraités sont soumis à une CSG modulée selon l'importance de leurs revenus.

Les personnes qui ont obtenu leur retraite de base au titre du handicap ou de l’inaptitude ne sont pas non plus concernées par la réforme Agirc-Arrco.

Revalorisation du point de retraite modifiée en 2019 

Par ailleurs, toujours en 2019, la valeur du point des régimes complémentaires ne sera plus revalorisée en fonction de l'inflation, mais de la masse salariale. A priori, c’est une bonne nouvelle puisque la masse salariale devrait augmenter plus vite que la hausse des prix. Toutefois, les partenaires sociaux pourront sous-indexer les revalorisations pour réaliser des économies.

Par ailleurs, la hausse de l’énergie est en train de relancer l’inflation et rien ne dit que le changement de méthode de revalorisation du point ne finira pas par se retourner contre les futurs retraités.

En vidéo - Idées de placements : Le montant net de la retraite de base en baisse avec la hausse de 1,7 point de la CSG

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