Voilà une nouvelle révélation de Médiapart qui risque de faire du bruit: Nadia Copé est rémunérée par l’Assemblée nationale en tant qu’assistante parlementaire son mari. Cette dernière est salariée du Palais Bourbon depuis 6 ans.

 

Jean-François Copé sortira t-il un jour de la tourmente ? Empêtré dans l’affaire Bygmalion et critiqué pour sa gestion financière de l’UMP, l’ex-président du parti d'opposition doit désormais faire face à une nouvelle révélation de Médiapart : le maire de Meaux rémunère" en toute discrétion" son épouse via l’Assemblée nationale depuis 6 ans.

Si une telle pratique n’est pas illégale, cette annonce vient tout de même porter un nouveau coup à l’image du couple Copé. Nadia Copé avait en effet été égratigné il y a peu pour s’être fait rembourser 24000 euros de billets d’avion par l’UMP lorsque son mari en était président.

Psychologue pour enfant de formation, Nadia Copé occupe un poste d’assistante parlementaire depuis six ans. Le site d’investigation en ligne rappelle que les députés sont en droit de recruter qui ils souhaitent et de décider du montant des rémunérations. Ils disposent pour cela d’une enveloppe de 9500 euros brut par mois pour leur équipe.

Toutefois, le règlement de l’Assemblé fixe un plafond aux salaires des collaborateurs dits "familiaux" à 4750 euros brut mensuel. D’après Médiapart, Nadia Copé est en règle sur ce point là.

Les Copés "assument"

Interrogés par le journal en ligne, les proches de Jean-François copé assurent que le couple "assume". L'épouse de l'ancien ministre délégué sous Chirac "a un rôle de conseil, c'est même sa première conseillère", explique ceux-ci. "Elle tient parfois des permanences à Meaux", ajoutent-t-ils encore.

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Le clan du député rappelle en outre qu’il n’est pas vraiment rare que des responsables politiques engagent des proches. Ils citent notamment le cas de Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, qui avait engagé sa femme en 2012. "Je n'ai pas embauché ma femme, j'ai épousé ma collaboratrice", avait-il alors expliqué.

Vidéo sur le même thème : Nadia Copé aurait bénéficié des largesses de l'UMP 

 

 

En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central du volet qui concerne l’UMP. Le président du parti d’opposition est soupçonné d’avoir surfacturé à la société Bygamalion fondée par deux de ses proches des évènements en marge de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Accablé, Jean-François Copé a même annoncé qu’il allait rendre les r...

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans. "Il y a eu l’engrenage irrésistible d’un train filant à toute vitesse. Ceux qui devaient tirer la son...

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel. Il a récemment été mis en examen pour favoritisme, soupçonné d’avoir reçu près de 120 000 euros de commission de la part de Bygmalion entre 2008 et 2012.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

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