Jacques et Bernadette Chirac sont propriétaires du Château de Bity depuis 1969. Un endroit privilégié niché au cœur de la Corrèze où l’ex-couple présidentiel aime séjourner en famille mais pas seulement…

Un château qui coûte cher

Construit au milieu d’un terrain de neuf hectares, le château de Bity coûte une petite fortune à entretenir. Si bien que les Chirac tentent de limiter les frais en ne se consacrant plus qu’à ce qui est indispensable. "De la mousse recouvre presque complètement les ardoises du toit, la dizaine de pièces ne sont plus chauffées en hiver, provoquant des dégâts irrémédiables dans les murs de granit, (et) la clôture en bois reste brisée en plusieurs endroits", énumérait ainsi France-Soir en 2011. Le journal évoquait même "le triste spectacle du manoir laissé à l’abandon" et avançait le chiffre de 420 000 euros de frais de surveillance… payés par l’Etat.

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Les vacances des Chirac au Château

Les Chirac ont passé de nombreux séjours dans ce château, d’abord avec leurs filles puis aujourd’hui avec leur petit-fils, Martin, lequel vient parfois avec des amis. Jacques et Bernadette Chirac y ont également reçu des amis et des personnalités politiques. L’occasion de commenter l’actualité mais pas seulement. Là, dans "cette grande maison de vacances", l’ex-couple présidentiel s’offrait en effet "quelques parties de billard dans l’une des deux maisonnettes qui jouxte la propriété", rapporte Gala.  "Jacques Chirac portait une chemise Hawaïenne, et tançait les amis de sa fille Claude, parmi lesquels Vincent Lindon, car ils n'avaient pas rentré la table de ping-pong et qu'il allait pleuvoir", se souvient Christine Clerc, l’auteur de Tout est fichu, dans son livre. "Son épouse et lui se tenaient chacun à un bout de l'immense table de monas¬tère sur laquelle le déjeuner était servi. L'ambiance était décontractée. Jacques et Bernadette Chirac se taquinaient comme deux boy-scouts", précise-t-elle.

Bernadette Chirac n’y va jamais en hiver

Moins entretenu que nécessaire et non chauffé en hiver, le château de Bity serait boudé par Bernadette Chirac une partie de l’année. "Je ne veux pas faire exploser ma facture de fioul en chauffant le château", expliquait-elle à la presse locale il y a quelques années pour justifier le fait que durant les mois froids, l’ex-Première dame préfère séjourner à l’hôtel Séniorie situé à une dizaine de kilomètres.

Le séjour du président chinois

En 1999, les époux Chirac ont invité le président chinois Jiang Zemin à venir séjourner dans leur château. Un séjour dont ils se souviennent sans doute encore ! Ainsi que le rapporte Gala,rien que les préparatifs liés à la venue du chef d’Etat ont été épiques, son service de sécurité demandant à faire faire des travaux dans la salle de bain qui lui serait réservée et ce, pour changer le pommeau de douche. Une requête à laquelle l’ex-Première dame n’a pas accédée. Ensuite, pendant le séjour du président, celui-ci à insister pour danser avec Bernadette Chirac au son d’un accordéon. "La légende veut que le premier des Chinois était alors légèrement pompette, impossible donc de lui refuser cette danse", indique l’hebdomadaire qui précise que sa cavalière portait alors de bottes de pluie. On vous laisse imaginer la scène !

Un château qui fait jaser

Les époux Chirac se sont offert le Château de Bity en 1969. Un achat qui n’est pas passé inaperçu et qui n’a pas manqué d’être raillé par une partie de la classe politique. "Quand on prétend faire de la politique, on s’arrange pour ne pas avoir de château, sauf s’il est dans la famille depuis au moins Louis XV", avait d’ailleurs lâché Georges Pompidou pendant son mandat.

Une bâtisse du XVIe siècle meublée avec des objets chinés

Rénové par les époux Chirac, le château de Bity serait "meublé avec des objets chinés au fil des années et des voyages" de ses propriétaires dans le monde entier, souligne encore Gala. Aussi, peut-on y apprécier "un mouton de Lalanne, quelques vases chinois" et des statuettes. "Mais ce n’est ni Chambord, ni Versailles", a assuré Françoise Limojoux, une de leur amie corrézienne. La bâtisse compte tout de même une dizaine de pièces et deux tours, dont l’une abrite le bureau de Jacques Chirac.

Polémique autour du terrain voisin    

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En 2001, le Canard Enchaîné révélait que Jacques Chirac serait personnellement intervenu auprès de la Fondation Claude Pompidou dont il était le trésorier pour qu’elle fasse l’acquisition d’un lopin de terre de 5 hectares jouxtant le terrain de son château. Acheté grâce à un don manuel de 500 000 F fait par Jacques Chirac au profit de la Fondation, ce terrain devait "être utilisé ultérieurement pour l’implantation d’un centre de vacances pour personnes âgées", détaillait l’hebdomadaire. Jusqu’ici rien d’anormal, sauf que ce projet n’a finalement jamais vu le jour, de même qu’un autre projet de construction d’établissement hydraulique prévu à proximité du château, et les Chirac ont pu continuer à jouir de leur tranquillité.

 

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