2007, Sara Giraudeau reçoit son premier Molière pour "La valse des pingouins" sous les yeux de son père Bernard Giraudeau, et c'est cela sa vraie récompense, voir la fierté de son papa qui ne l'avait pourtant soutenue à ses débuts, même si c'est dans son film "Les caprices d'un fleuve" qu'elle apparaît dès l'âge de 11 ans. "Quand j'ai annoncé quelle était ma vocation, la seule chose que mon père a faite de négative, c'est le silence. Pas de soutien. Rien. Alors, tu continues et tu te dis "Je vais faire confiance à ma mère"", se souvient Sara Giraudeau dans une interview accordée à Paris Match. C'est donc sur sa mère Anny Duperey qu'elle compte pendant des années, mais peu à peu son père va la retrouver. En 2000, Bernard Giraudeau apprend qu'il a un cancer. Une maladie qui va le changer. "Il était insupportable, coléreux, impatient, se remémore-t-elle dans Paris Match. Tout a changé avec la maladie, il est devenu beaucoup plus ouvert. Il a appris à aimer", révèle la comédienne dans l'hebdomadaire. En 2010, il meurt sans avoir donc la possibilité d'assister à tous les succès de sa fille qui commence tout juste à cartonner. "Je sais qu'il aimerait profondément "Le bureau des légendes", "Petit paysan", ou encore le documentaire que j'ai réalisé sur les enfants malades. (...) À 25 ans, je n'avais pas encore construit tout ça. J'étais un petit oeuf en train d'éclore, il est parti quand la maturité arrivait. (...) Je regretterai toujours qu'il n'ait pas vu ça", explique à Paris Match l'actrice de 33 ans.

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