Une "tragédie indicible ", une "nuit de dévastation" : les superlatifs ne manquent pas pour décrire les incendies qui ont ravagé les environs d'Athènes dans la nuit de lundi.

Le dernier bilan officiel, mais toujours provisoire, fait état de 74 morts, et plus de 180 blessés. Une dizaine d'entre eux se trouve dans un état critique, de nombreux habitants sont portés disparus.

Un bilan qui pourrait dépasser celui des incendies de 2009, les plus meurtriers de ces dernières années, et au cours desquels 77 personnes avaient perdu la vie.

Les causes des feux qui ont balayé les stations balnéaires de Rafina et Mati restent à déterminer, mais les vents violents ont favorisé leur progression fulgurante.

De nombreuses familles qui ont tenté de fuir vers la mer ont été piégées par les flammes. D'autres ont péri dans leur maison ou leur voiture.

Un site internet a été lancé pour aider les habitants à retrouver leurs proches dont ils ont perdu la trace.

Les rescapés ont attendu de longues heures sur la plage ou dans l'eau. Des bateaux de passage et les gardes-côtes sont venus leur porter secours, mais au moins six personnes se sont noyées.

Ce mardi, plusieurs foyers d'incendie restaient actifs dans le secteur de Mati, le feu avait repris sur d'autres fronts à l'ouest de l'Attique.

La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile, l'Espagne, la France, et l'Italie, entre autres, ont déployé des moyens.

Le gouvernement grec a déclaré trois jours de deuil national, le déblocage de 20 millions d'euros pour venir en aide aux localités touchées et aux victimes, ainsi que des exonérations fiscales.

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