Vidéo associée: 

Publié le 03/02/2017

Brexit : la BoE relève ses prévisions de croissance

Corps: 

En dépit des pressions inflationnistes, la Banque d'Angleterre a laissé son taux directeur inchangé ce jeudi à 0,25%.

En revanche, elle a de nouveau relevé ses prévisions de croissance de 1,4 à 2% cette année, à 1,6% l'an prochain et à 1,7 % en 2019.

Mark Carney: Four factors that have led to a stronger than expected outlook for the UK economy. #InflationReport pic.twitter.com/enwlDQSyJP- Bank of England (@bankofengland) 2 février 2017

Des risques persistent

Son gouverneur, Mark Carney, a toutefois rappelé les risques liés au Brexit.

Mark Carney: Stronger growth projections don't mean the referendum is without consequence. #InflationReport #SuperThursday pic.twitter.com/1qOnp7B5qz- Bank of England (@bankofengland) 2 février 2017

'Ces prévisions plus fortes ne signifient pas que le référendum est sans conséquence. L'incertitude sur les accords futurs pèse sur l'investissement des entreprises qui stagne depuis fin 2015. L'investissement des entreprises est attendu dans trois ans inférieur de 25% à ce qui était prévu avant le référendum, avec des conséquences significatives pour la productivité, les salaires et les revenus,' a-t-il prévenu.

Inflation importée

La Banque d'Angleterre s'attend en effet à une accélération de l'inflation, qui pourrait atteindre 2,8% début 2018, au-dessus, donc, de son objectif de 2%. Elle devrait ensuite ralentir progressivement à 2,4% d'ici trois ans.

'Le périple du Brexit ne fait que commencer. Si la direction est claire, il y aura de nombreux virages et revirements en chemin. Quoi qu'il arrive, la politique monétaire visera à ramener l'inflation dans les clous, tout en soutenant les nécessaires ajustements de l'économie,' a assuré Mark Carney.

Mark Carney on #Brexit. #InflationReport #SuperThursday pic.twitter.com/sRCFTcrmA4- Bank of England (@bankofengland) 2 février 2017

La BoE n'envisage cependant pas de relever ses taux dans l'immédiat.

Mark Carney a aussi précisé que l'envolée des prix était entièrement liée à la dépréciation de la livre sterling. Depuis le vote du 23 juin sur la sortie de l'Union européenne, la devise britannique a perdu plus de 16% face au dollar et 13% face à l'euro.

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité
Publicité

A lire aussi sur Planet