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Publié le 24/10/2017

Voile intégral versus crucifix au Québec

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Depuis son adoption le 18 octobre, la loi sur la neutralité religieuse, dite loi 62, sème confusion et colère au Québec. Ce mardi, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, doit donner des détails sur son application. Le gouvernement québécois met en avant le fait que cette loi ne sera pas coercitive, qu'aucune brigade anti-voile intégrale ou sanction ne seront mises en place.
La communauté musulmane se sent stigmatisée et ne veut pas entendre l'argument sécuritaire avancé pour justifier l'obligation d'être à visage découvert dans les administrations publiques.

'Pendant tout le trajet du bus, je devrais découvrir mon visage ? Quel crime ai-je commis pour voir mes droits fondamentaux violés ?', témoigne Afifa Suleman, Montréalaise de confession musulmane.

Des défenseurs des droits de l'homme prennent position :

'Même si vous pensez que le niqab est oppressif d'une certaine manière, si c'est vraiment le problème, les bannir des transports publics, de l'accès à l'éducation et des soins médicaux n'est tout simplement pas la solution', explique Sarah Brand, manifestante.

Le paradoxe de la loi sur la neutralité religieuse est pointé du doigt par toute l'opposition. Dès aujourd'hui, le parti de gauche Québec solidaire compte déposer une motion à l'Assemblée nationale québécoise pour demander le retrait du crucifix de l'enceinte démocratique, un héritage vu comme patrimoine culturel par les libéraux au pouvoir.

Au Québec, ces femmes qui expriment leur soutien au niqab.....qui n'ont rien compris et dont le réveil risque d'être douloureux pic.twitter.com/B5GZvBq3Hp- Waleed Al-husseini (@W_Alhusseini) 23 octobre 2017

Débattre de neutralité religieuse sous le crucifix de l'Assemblée nationale est " un peu contradictoire ", dit Québec solidaire pic.twitter.com/obp5WjMvwb- Radio-Canada Info (@RadioCanadaInfo) 23 octobre 2017

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