Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie, les quatre pays membres du groupe informel Visegrad, ont annoncé ce lundi à Varsovie la création d'un centre de 'gestion de la crise migratoire'. Ce centre, dirigé par la Pologne, aura pour tâche de coordonner l'aide aux réfugiés se trouvant hors de l'Europe (Liban ou Jordanie), et le contrôle des frontières européennes.

Il s'agit en somme d'un 'contre-plan' aux quotas de migrants voulus par l'Union européenne, que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, en visite en Serbie, a qualifié de 'diktat de Bruxelles'.

'La vie change dans les pays où les migrants arrivent en masse. Peut-être pas en un jour, mais dans quelques années, nos enfants et petits enfants nous demanderont : pourquoi avez-vous permis que notre pays change ? Pourquoi avez-vous permis que l'Europe change ?' Viktor Orban, Premier ministre hongrois

Le Premier ministre conservateur, dont le référendum sur les quotas a été invalidé faute de votants, a réaffirmé sa volonté d'expulser chaque migrant entré illégalement en Hongrie. Actuellement, environ 400 migrants sont autorisés chaque mois à traverser la barrière érigée l'an dernier le long de la frontière serbo-hongroise.

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