Après plusieurs mois de blocage, l'heure est au bilan pour les Universités. Lille, Grenoble, Tollbiac, autant d'établissements publics qui devront payer l'addition de dégradations massives. En avril dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait estimé le coût des blocages à plus d'un million d'euros. Deux mois plus tard, la facture devrait doubler. 2.4 millions d'euros, c'est le premier chiffre global avancé dans les colonnes de Capital. A l'Université de Grenoble, la direction indique à l'AFP que le coût des dégradations pourrait dépasser le million d'euros. Tandis qu'à Rennes 2, on estime les dégâts à 500.00 euros. Si ces premiers chiffres sont astronomiques, il ne s'agit en réalité que d'une fourchette estimée à la baisse. Saccage des ateliers techniques, serrures forcées, ces dégradations engendrent des coûts importants. L'addition devrait donc être salée pour le contribuable. Frédérique Vidal avait rappelé en avril dernier sur Public Sénat qu'il s'agissait bien d'argent public. Les associations étudiantes quant à elles déclinent toute responsabilité, impliquant directement les forces de l'ordre. " On parle de quelques tags [...] je ne pense pas que l'on puisse parler de dégradations massives " indiquait à BFM TV, Lilâ Le Bas, présidente de l'Unef.

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