Le 9 mai est la journée de l'Europe. Mais derrière les festivités se cachent des doutes toujours plus forts marqués par la progression de l'euroscepticisme. Désormais les parlements nationaux de 25 pays membres comptent des formations qui remettent en cause le fonctionnement de l'Union européenne.

En Italie, en Pologne et en Hongrie ces partis forment même une majorité. Les raisons de ce désaveu européen varient d'un Etat membres à l'autre. Pour Jean-Michel De Waele ces électeurs ont tout de même un point commun. "Ce sont des groupes sociaux qui ont tous l'impression d'être les grands perdants de la globalisation", explique le professeur de l'ULB, l'Université libre de Bruxelles.

En Italie, qui a pourtant été pendant longtemps l'un des pays les plus favorables au projet européen, la méfiance à l'encontre des institutions européennes a pour origine la crise économique et la disparition de l'Etat providence. En Hongrie et en Pologne c'est la crise migratoire qui a accentué la méfiance.

Pour Jean-Michel De Waele, l'Union doit réagir. "Elle a des responsabilités par des politiques uniquement financières et économiques. L'Europe sociale n'est pas là", insiste-t-il.

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