Un procès très médiatique s’ouvre aujourd’hui en Tunisie : celui d’Amina, cette militante féministe qui avait fait scandale en apparaissant seins nus sur Facebook, puis en taguant le mot Femen sur le muret d’un cimetière.

La jeune femme a reçu hier le soutien de trois activistes Femen, qui ont manifesté, dénudées, devant le palais de justice de Tunis, avant d‘être interpellées, sans ménagement, par les policiers. Il s’agissait de la première véritable opération coup de poing du groupe contestataire dans le monde arabe.

Amina, 18 ans, est jugée devant le tribunal de Kairouan, dans le centre de la Tunisie, où elle est détenue depuis une dizaine de jours. Elle est officiellement poursuivie pour possession d’un spray lacrymogène. Mais la justice pourrait également l’accuser de profanation de cimetière, un délit passible de deux ans de prison.

Beaucoup voient dans ce procès le symbole même de la dégradation de la condition de la femme tunisienne, depuis l’arrivée du parti islamiste au pouvoir.

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