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Publié le 07/03/2018

Syrie : couloir humanitaire exigé, suspicions d'attaque chimique

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Des bombardements, une offensive terrestre, des suspicions d'attaques chimiques, une trêve quotidienne qui n'est pas respectée, un convoi humanitaire obligé de repartir sans avoir déchargé toute sa cargaison, plus de 800 civils tués depuis le 18 février...

C'est pour débattre de cette situation inextricable dans la Ghouta orientale que le conseil de sécurité de l'ONU se réunit à nouveau à huis clos ce mercredi.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une vingtaine de cas de suffocation et de difficultés respiratoires ont de nouveau été recensées lundi à Hammouryié.

L'ONU réclame encore la réouverture d'un couloir humanitaire. Un autre convoi d'aide devait partir hier, mardi, mais il n'a pas pu. Elle demande aussi le respect de la trêve. Elle doit notamment débattre de l'absence de mise en oeuvre du cessez-le-feu temporaire en Syrie de la résolution votée le 24 février dernier et du respect de la trêve quotidienne de la Russie dans la Ghouta.

Lundi 5 mars, le convoi de l'UNICEF et du Croissant rouge a dû repartir après la reprise des bombardements. Il était resté sur place pendant 9 h, mais n'a pu distribuer toute l'aide apportée. Les habitants de Douma n'avait pourtant pas vu un seul convoi d'aide depuis novembre dernier.

Les forces du régime ont déjà repris 40 % du fief des insurgés et la Ghouta pourrait rapidement être coupée en deux, la localité de Douma se retrouvant isolée, ce qui serait l'objectif de Damas.

La Russie a mis en place un couloir d'évacuation. "Mais aucun civil n'a emprunté ce couloir", a indiqué mardi un général russe à Moscou, tout en précisant que l'offre de sortie était désormais étendue aux combattants rebelles, avec leur arme personnelle, et leurs familles. Il n'a pas précisé si le couloir débouchait dans une zone contrôlée par les rebelles ou le régime.

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