Deux journalistes qui enquêtaient sur le massacre des Rohingyas ont été condamnés à sept ans de prison en Birmanie. La Cour les a déclaré ce lundi coupable d'avoir porté atteinte au secret d'Etat, devant une foule de diplomates et de journalistes.

Ce verdict très attendu écorne encore l'image du nouvel Etat birman, et de sa cheffe, l'ancien Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Les Nations unies, les Etats-Unis et l'Union européenne, entre autres, avaient souhaité leur acquittement.

" C'est un énorme pas en arrière dans la transition démocratique en Birmanie, en contradiction avec l'Etat de droit et la liberté d'expression, il doit être corrigé de toute urgence par le gouvernement birman ", a estimé le président et rédacteur en chef de l'agence de presse Reuters, Stephen Adler.

Wa Lone, 32 ans et Kyaw Soe Oo, 28 ans, ont été arrêté dans le nord du pays en décembre 2017. Ils enquêtaient pour l'agence Reuters sur le rôle des autorités dans le massacre de dix Rohingyas dans un village de l'Etat de Rakhine.

Les deux reporters assurent avoir été piégés : selon eux deux policiers leur avaient transmis des documents confidentiels juste avant leur arrestation.

La Birmanie a toujours nié la participation de ses forces armées dans les atrocités contre la minorité rohiygyas, une minorité musulmane apatride.

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