47 millions d'euros, c'est la somme que va devoir puiser l'Assemblée nationale dans ses réserves selon un document confidentiel du Parlement consulté par Le Parisien. Ce qui est beaucoup plus que les 28,4 millions prévus à la fin de l'an dernier. "La question de l'équilibre du budget devra être reconsidérée, le niveau de la dotation de l'Etat et la dynamique constatée dans l'évolution des charges de l'Assemblée nationale apparaissant comme incompatibles", s'inquiète-t-on dans le texte que s'est procuré Le Parisien. En cause notamment, les dépenses pour les retraites qui pourraient "augmenter l'an prochain de plus de 11 % par rapport au budget initial de 2018". Une subvention interne de 40 millions d'euros pourrait être versée par l'Assemblée pour aider à la mise en place de la réforme des retraites. Le quotidien évoque aussi "l'augmentation des voyages en avion et de leurs tarifs", des frais qui font partie de la case "autres charges" du document dévoilé par le quotidien dans laquelle on retrouve aussi les frais de courrier, de taxis, de téléphone et d'équipement numérique des députés qui "augmenteraient de près de 160 %" sur le budget 2019. Des "dépenses à la modernisation de l'Assemblée et à l'efficacité du travail des parlementaires", selon le premier questeur à l'Assemblée Florian Bachelier qui explique qu'entre "une hausse de la contribution de l'Etat qui s'élève déjà à plus de 1 demi-milliard d'euros et un prélèvement sur ses réserves", l'Assemblée a préféré "privilégier "cette dernière option afin de ne pas mettre les citoyens à contribution".

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