Matteo Renzi s'est fait un nom en 2004, en devenant à 29 ans le président de la province de Florence. Cinq plus tard, le publicitaire de profession est élu maire de la capitale de Toscane, avec l'investiture du Parti Démocrate (PD) de centre-gauche.

Un sondage le place rapidement parmi les trois maires les plus appréciés d'Italie. Matteo Renzi en profite pour lancer à Florence "La Leopolda", une conférence annuelle sur le thème "changer l'Italie".

Jeune, volontariste, il gagne le surnom de "Rottamatore", le "casseur" (sous-entendu de la classe dirigeante).

Télégénique, bon orateur Matteo Renzi rêve déjà du sommet de l'Etat. Il perd les primaires démocrates en vue des élections générales de 2013, mais prend la tête du parti.

Début 2014 obtient la démission d'Enrico Letta puis est nommé président du Conseil à a tout juste 39 ans, du jamais-vu en Italie.

À la tête d'un gouvernement bancal de centre-gauche pendant près de trois ans, il fait voter des baisses d'impôts, assouplit le marché le travail met en place un plan de relance de l'économie... Matteo Renzi se mouille se montre, mais les résultats tardent à arriver.

La crise des migrants ajoute au mécontentement d'une partie des Italiens. Aux municipales de 2016, son parti perd les villes de Rome et Turin.

Matteo Renzi prend tout de même un pari risqué : mettre son mandat en jeu lors du référendum constitutionnel, qui prévoit entre autres la fin du bicaméralisme paritaire et la réduction du nombre des parlementaires. Il sera rejeté par les Italiens.

Le Florentin tient parole et présente la démission de son gouvernement, puis du secrétariat du PD (duquel il reprendra ensuite la tête).

Paolo Gentiloni lui succède au poste de Premier ministre le 12 décembre 2016.

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