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Publié le 09/01/2017

Qui était Akbar Hachémi Rafsandjani ?

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Pour l'Occident, Akbar Hachémi Rafsandjani était considéré comme un centriste, un réformateur. Pour une partie des Iraniens, il était le disciple de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la république islamique, et celui qui en a assumé les crimes. Il est soupçonné entre autre d'avoir commandité l'assassinat de leaders de l'opposition, dans un restaurant grec de Berlin, ou l'attentat contre un centre juif a Buenos Aires en 1994.

Zoom sur l'ex-président Rafsanjani, décédé à l'âge de 82 ans #AFP pic.twitter.com/5VgA0m4Le2- Agence France-Presse (@afpfr) 9 janvier 2017

Décédé dimanche à l'âge de 82 ans, Akbar Hachémi Rafsandjani a été président du parlement durant 17 ans. En 1988, il est nommé commandant en chef des armées iraniennes par l'imam Khomeini, et c'est à ce titre qu'il impose le cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak qui dure depuis huit ans.

Figure de proue des réformateurs

A la mort de l'Ayatollah en 1989, Rafsandjani est élu président de la république. Il gardera ce poste jusqu'en 1997. Son programme est alors un mélange d'ouverture et de réformes : il plaide pour un rapprochement avec l'Occident et notamment avec le 'grand satan' américain.

Lorsqu'en 1997 il ne peut se représenter pour un nouveau mandat, c'est un autre réformateur qu'il va soutenir, Mohammad Khatami sera élu jusqu'en 2005.

Rafsandjani se consacre alors au conseil de discernement dont il est président depuis 1989 et continue d'influencer, dans l'ombre, la politique iranienne.

L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani est mort https://t.co/AKAgoHQNLD- Le Monde (@lemondefr) 8 janvier 2017

En 2005, l'ex-président tente un retour au premier plan. Encouragé par les étudiants notamment, il doit affronter un ovni politique, le maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, un ultraconservateur.

En tête du premier tour, Rafsandjani sera finalement battu par Ahmadinejad : c'est l'échec le plus cinglant de sa carrière qui marque sa perte d'influence.

Mais la réélection d'Ahmadinejad en 2009 passe mal. Les réformateurs boycottent la cérémonie d'investiture, et parmi eux l'un des piliers du régime.

Révolution Twitter

En 2009, éclatent les manifestations post-électorales. Surnommé la 'révolution twitter', le soulèvement vise à protester contre la réélection d'Ahmadinejad. Le mouvement est violemment réprimé.
Le bilan est de 150 morts mais les séquelles sont omniprésentes dans la société iranienne.

Pour avoir soutenu le mouvement, et critiqué Ahmadinejad, pour sa gestion ou sa politque en générale, notamment vis à vis de l'Occident, Rafjsandjani devient alors une figure des réformateurs. Mais il sera écarté. En 2011, il perdra notamment la présidence de l'assemblée des experts chargée d'élire et de révoquer le guide suprême.

En 2013, il est empêché de se présenter aux élections, officiellement en raison de son âge. Il soutiendra alors l'actuel président Rohani.

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