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A 86 ans, Simon Gronowski est un survivant, un rescapé de la Shoah. En ce jeudi 12 avril, jour de commémoration , le témoignage de cet enfant caché devenu vieux monsieur, résonne avec encore plus de ferveur.

Simon se souvient du 19 avril 1943, jour de sa déportation en Belgique, comme si c'était hier.

" Ils m'ont mis dans un wagon à bestiaux. J'avais 11 ans et je ne savais pas que j'avais été condamné à mort. Et que ce train allait me conduire sur les lieux de mon exécution. Par miracle, j'ai sauté du train et je me suis évadé. J'ai été aidé par des gens formidables pendant ma fuite. Et tout ça pourquoi ? Parce que mes parents étaient juifs. "

Le train faisait alors route vers Auschwitz, quand trois résistants parviennent à prendre le contrôle pour libérer un maximum de prisonniers. La soeur de Simon, Ita, fait partie d'un autre convoi, tandis que le père a pu échapper à la Gestapo. Celui-ci était hospitalisé au moment de l'arrestation de la famille.

" J'ai sauté du train parce que j'ai obéi à ma mère. Si ma mère m'avait dit de rester avec elle, je serais resté avec elle. Et si j'avais su que ma mère ne sauterait pas comme moi, je serais resté avec elle. Ma mère m'a sauvé la vie. Ma mère est la première héroïne. "

C'est pour rendre hommage à sa mère et à sa soeur, toutes deux abattues dès leur arrivée au camp d'extermination d'Auschwitz, que Simon a décidé de raconter son histoire inlassablement.

" Il y a des gens qui n'aiment pas les juifs mais ils veulent pas leur faire du mal. Ca existe. Et puis il y a antisémitisme brutal, celui de la haine, c'est ça que je combats. Alors moi je suis optimiste. Je crois en l'avenir car je crois en la bonté humaine. "

Mettre en garde la jeunesse contre le mépris et l'exclusion, il en aura fait plus qu'une mission, c'est bien le devoir de toute sa vie.

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