Comment gérer les détenus radicaux en prison? Jusqu'à présent, les prisonniers condamnés pour des faits de terrorismes étaient isolés dans une aile, à l'écart des autres détenus. Pourtant, à l'occasion d'une conférence à Bruxelles, plusieurs experts remettent ce modèle en question. Regrouper les profils les plus radicaux entre eux ne ferait en réalité que renforcer leur idéologie.

"On ne peut peut-être pas changer ce que ces personnes pensent mais on peut influencer leur manière d'agir sur base de ces pensées car c'est cela qui menace la sécurité des gens", affirme Gerry Mc Nally, président de la Confédération européenne de la probation.

En Europe, plusieurs attaques ont été menées par des hommes radicalisés en prison. Mourad Benchellali, ancien détenu de Guantanamo explique que de mauvaises conditions de détention influencent la prolifération des idées radicales.

"D'abord la prison ce n'est pas un lieu neutre. C'est un lieu difficile pour les personnes qui y passent. Donc certains deviennent plus religieux en prison parce que la religion va les aider à tenir. Et comme il vont devenir plus religieux ils vont avoir des questions par rapport à la religion, des questions légitimes d'ailleurs. Et puis, ils vont trouver les réponses là où il peuvent les trouver donc s'ils tombent sur une personne radicale c'est comme ça que va commencer le problème".

Les experts suggèrent de ne plus isoler les condamnés pour terrorisme avec ce défi: éviter la radicalisation des détenus enfermés pour délis mineurs.

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