Nicolas Hulot a annoncé ce mardi 28 août sur France Inter qu'il quittait le gouvernement.

Une démission qui n'a rien d'une surprise, tant la position du désormais ex-ministre de la Transition écologique avait été fragilisée ces derniers mois.

Revers le plus récent en date : l'interdiction du glyphosate d'ici 2021, rejetée massivement par les députés. Une lourde défaite pour Nicolas Hulot, qui s'ajoute à celle sur le nucléaire. Le ministre avait publiquement déclaré qu'il serait impossible de réduire l'électricité d'origine nucléaire à 50% d'ici 2025 comme le prévoyait la loi sur la Transition énergétique de Ségolène Royal, mais qu'il tablait plutôt sur une échéance de "2030 à 2035".

La carrière politique de Nicolas Hulot n'aura finalement duré qu'un an. Après avoir plusieurs fois refusé le poste de ministre de l'Écologie proposé par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, ou encore François Hollande, Nicolas Hulot avait finalement fini par dire oui à Emmanuel Macron en 2017, après avoir un temps envisagé de se présenter lui-même à la présidentielle.

Nicolas Hulot n'aura finalement pas réussi son pari. Il s'était donné un an pour faire bouger les choses, mais malgré quelques succès comme l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes ou encore la réintroduction de deux ours dans les Pyrénées, la réalité de la politique l'a rattrapée.

"Nous faisons des petits pas, mais est-ce que les petits pas suffisent... la réponse, elle est non. Je sais que seul je n'y arriverai pas. J'ai un peu d'influence, je n'ai pas de pouvoir", a-t-il expliqué sur France Inter pour justifier son départ du gouvernement.

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