En Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy vit peut-être ses dernières heures. Jeudi matin, l'examen d'une motion de censure a débuté au parlement espagnol. Elle pourrait lui être fatale. Cette motion de défiance a été déposée par les socialistes après la condamnation pour corruption d'une douzaine d'anciens cadres ou élus du Parti Populaire , le parti du président du gouvernement. A la tribune, Mariano Rajoy s'est vigoureusement défendu devant les Cortes accusant les socialistes de faire des amalgames d'autant qu'aucun membre de son gouvernement n'a été condamné par la justice.

Mariano Rajoy , président du gouvernement espagnol : "Cherchez une justification plus sérieuse : personne ne croit en ces légendes à propos d'une Espagne noire avec laquelle vous essayez de justifier l'injustifiable. L'Espagne a des problèmes, comme tout autre pays, mais elle se trouve dans une situation incomparablement meilleure grâce aux efforts des Espagnols, mais aussi grâce aux politiques de mon parti et à la gestion de mon gouvernement qui n'a rien à voir avec ce que vous avez fait avec notre pays".

En attendant les résultats du vote, Pedro Sánchez, le leader socialiste, a invité Mariano Rajoy à anticiper son départ... en quittant le pouvoir immédiatement.

Pedro Sánchez , chef de socialistes espagnols : "Mesdames et Messieurs, c'est le groupe socialiste qui présente cette motion de censure, mais vous êtes M. Rajoy, Monsieur le Président du gouvernement, le véritable auteur de cette motion dans votre obstination à maintenir votre position jusqu'aux bout et à n'importe quel prix quitte à faire souffrir notre démocratie."

Le vote final de la motion de censure est prévu vendredi. Les socialistes ont besoin de 176 voix pour renverser le gouvernement qui ne tiendrait plus qu'à un fil selon les estimations de la presse espagnole.

En cas de défaite de Mariano Rajoy, le leader socialiste serait appelé automatiquement à former un nouveau gouvernement.

Avec Agences

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