Le grand écrivain américain, dont on a appris la mort ce mardi, a décrypté comme personne les dérives de la société américaine pendant des décennies. Tom Wolfe a succombé le 14 mai à une infection dans un hôpital de Manhattan, a annoncé le journal New York Times. Auteur d'une dizaine de romans et d'essais, notamment du best-seller "Le Bûcher des vanités", conservateur mais excentrique, dandy mais démodé, l'homme à l'éternel costume blanc avait 87 ans.

Tom Wolfe, de son nom complet Thomas Kennerly Wolfe Jr, est l'un des papes de l'école du "nouveau journalisme", comme on l'a appelée aux Etats-Unis, née dans les années 1960, et dont faisaient également partie Truman Capote et Norman mailer. Diplômé de civilisation américaine à la prestigieuse université de Yale, il a effectivement passé une trentaine d'années dans le journalisme avant d'entrer en littérature. Il débute en 1956 au Springfield Union, un journal du Massachusetts; deux ans plus tard, il est déjà intégré dans la rédaction du Washington Post, dont il sera d'ailleurs correspondant à La Havane, dans la nouvelle ère cubaine de Castro.

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