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Publié le 16/09/2015

Manuel Valls : "Nous ne remettrons jamais en cause le droit d'asile"

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Lors d'un discours de près de 40 minutes, Manuel Valls a exposé mercredi, devant les députés, la feuille de route du gouvernement sur la crise des réfugiés en Europe. Le Premier ministre a notamment annoncé le déblocage de 250 millions d'euros supplémentaires pour l'hébergement d'urgence sur 12 mois.

"Le droit d'asile est un droit fondamental"

Manuel Valls s'est exprimé à l'occasion du débat sur l'accueil des réfugiés en France et en Europe. Il a assuré que l'Union européenne est "face à une responsabilité historique" et que la France devait être "à la hauteur de son rang" : "Le droit d'asile est un droit fondamental, le gouvernement français ne le remettra jamais en cause", a-t-il assuré.

Le Premier ministre a prôné une politique équilibrée : "Certains nous disent 'il faut tout fermer'. Dire cela, c'est fermer les yeux sur les réfugiés qui meurent à nos portes. D'autres disent, à l'inverse, 'il faut tout ouvrir'. Dire cela, c'est fermer les yeux sur les réalités et les difficultés de la société française."

La France "n'hésitera pas" à fermer ses frontières

Le chef du gouvernement a par ailleurs affirmé que la France pourrait rétablir temporairement ses frontières, conformément aux règles de Schengen. "Nous avons déjà rétabli ce printemps des contrôles temporaires à cette frontière. Et nous n'hésiterons pas à le faire de nouveau (...) si c'est nécessaire dans les prochains jours ou prochaines semaines."

Néanmoins, le Premier ministre juge nécessaire de "renforcer l'espace Schengen", "élément essentiel de l'identité européenne". Une réponse explicite aux propos de ceux qui prônent la disparition du dispositif. Faisant référence à la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un statut de réfugié de guerre, il a moqué un dispositif qui "existe déjà" et des propos qui servent à "créer de la confusion".

Manuel Valls a fait par ailleurs plusieurs annonces. 250 millions d'euros supplémentaires seront débloqués pour l'hébergement d'urgence sur 12 mois, dont "130 dès le mois prochain". 279 millions d'euros supplémentaires seront alloués en 2016 pour l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. 900 postes seront créés dans les forces de l'ordre, notamment dans la police aux frontières.

Trier en fonction de la religion, "ce n'est pas ça la France"

Le Premier ministre a par ailleurs fustigé l'attitude des maires qui refusent d'accueillir des réfugiés musulmans dans leur commune. "Trier en fonction de la religion, ce n'est pas ça la France."

Manuel Valls a également précisé la position de la France : les migrants issus de pays dits "sûrs" comme les pays des Balkans ont vocation à retourner dans leur pays d'origine. Le Premier ministre a aussi prôné pour un meilleur contrôle des frontières extérieures de l'espace Schengen et la mise en place de centres d'accueil et d'enregistrement dans les pays de "première entrée" sur le territoire européen.

Le discours en intégralité :

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>> Accueil des réfugiés : ce que proposent les partis politiques

>> Réfugiés : qu'est-ce que l'espace Schengen ?

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