Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, vendredi 22 juin 2018, dans plusieurs villes d'Espagne, dont Madrid et Séville, pour dénoncer la décision, la veille, d'un tribunal de remettre en liberté cinq hommes condamnés en avril à neuf ans de prison pour avoir violé une jeune femme de 18 ans, dans l'attente de leur procès en appel. Les attendus du jugement qualifient de "pratiquement impensable" le risque de récidive, en raison de la pression sociale autour de cette affaire.

"Nous pensons que ce pays n'est pas pour les femmes et c'est la raison principale de notre manifestation, a commenté l'une des coorganisatrices, Sara Naila. Ce jugement nous effraie. Nous sommes vraiment en colère et nous voulons nous battre collectivement. Ce système judiciaire ne nous protège pas."

Les cinq hommes, âgés de 27 à 29 ans, qui s'étaient baptisés La Meute sur l'application mobile WhatsApp, avaient filmé le viol collectif de la jeune femme, pendant les fêtes de Pampelune, en juillet 2016. Ils ont passé près de deux ans en détention provisoire. Le parquet a jugé insuffisante leur condamnation et, par conséquent, fait appel. C'est donc en liberté qu'ils attendront leur comparution.

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