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Publié le 11/12/2017

Maduro revendique la victoire

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Plus de 90% des communes pour le parti chaviste

Le parti chaviste de Nicolas Maduro renforce son assise électorale au Venezuela.

D'après le président vénézuélien, le parti au pouvoir aurait remporté "plus de 300 mairies du pays, sur les 335" , soit 90% des communes à l'issue des élections municipales, contre 72% auparavant.

Un score qui n'est pas surprenant dans la mesure où les trois principaux partis d'opposition ont boycotté le scrutin. Craignant des fraudes, les partis de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup, avaient refusé de présenter des candidats aux municipales.

L'opposition exclue de la présidentielle de 2018

Ils seront donc "exclus de l'élection présidentielle de 2018" , a fait savoir le chef d'Etat vénézuélien ce dimanche.

"Tout parti qui n'a pas participé aujourd'hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer" , a-t-il déclaré, affirmant qu'il s'agissait là d'un "critère de l'Assemblée nationale constituante" , intégralement composée de partisans du chef de l'Etat.

Le scrutin présidentiel est programmé pour décembre 2018 mais il sera sans doute avancé au premier trimestre, selon nombre d'analystes.

Faible participation

Moins d'un électeur sur deux se serait rendu aux urnes lors de ces élections municipales , d'après le conseil national électoral, qui établit la participation à un peu plus de 47%. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s'étaient déplacés.

Depuis les manifestations de grande ampleur du printemps -qui ont fait 125 morts - la colère semble avoir laissé place au découragement dans un pays touché par une inflation record : elle devrait atteindre 2300% en 2018 d'après le FMI.

L'opposition dans l'impasse

C'est aussi l'opposition qui a déçu : deux ans après sa victoire historique aux élections législatives -où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement- elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d'une ligne plus dure.

La coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD) peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d'octobre , largement remportées par le camp présidentiel malgré les accusations de fraudes.

Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

Contrôle des institutions

La MUD constate aussi qu'aucune stratégie -confrontation dans la rue ou négociation- ne semble ébranler le chavisme, qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions.

Emblème de cette hégémonie : l'Assemblée constituante , aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l'opposition.

Les maires élus dimanche devront d'ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Avec AFP et Reuters.

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