Emmanuel Macron a justifié des frappes "légitimes" et "réussies" en Syrie, interviewé pendant près de trois heures dimanche soir par Edwy Plenel (Mediapart) et Jean Jacques Bourdin (RMC-BFMTV) près d'un an après son élection.

Lors de la première partie de l'entretien, consacrée à la Syrie, le président français s'est défendu d'avoir déclaré la guerre à Bachar al-Assad, moins de deux jours après les raids français, américains et britanniques en Syrie.

Emmanuel Macron a une nouvelle fois pointé du doigt la position de la Russie, jugeant que " les Russes sont complices, ils n'ont pas eux, utilisé le chlore, mais construit méthodiquement l'incapacité de la diplomatie internationale ".

" Aux dires, à la fois des autorités syriennes et russes, il n'y a aucune victime de leur côté. C'est exactement ce que nous voulions faire. Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international, en particulier leur utilisation conformément à nos engagements. Nous n'avons eu aucun dommage collatéraux à l'égard des Russes ", s'est félicité Emmanuel Macron.

Critiqué par certains pour avoir "suivi" les Etat-Unis, le président a assuré avoir " convaincu " Donald Trump de ne pas retirer ses troupes en Syrie et de limiter les frappes militaires aux sites de production d'armes chimiques.

" Il y a dix jours, le président Trump disait - les Etats Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie - Nous l'avons convaincu. Nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée. Deuxième chose : nous l'avons aussi convaincu qu'il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques alors qu'il y a eu des emballements médiatiques par voie de tweets qui ne vous ont pas échappés ".

Peu après l'interview, la Maison Blanche affirmait dans un communiqué que le président Trump souhaitait toujours le retour de ses troupes en Syrie, " le plus vite possible ".

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