Vidéo associée: 

Publié le 21/03/2018

L'Union africaine en route vers la Zlec

Corps: 

Réunis à Kigali, au Rwanda, les dirigeants de 27 pays de l'Union africaine devraient poser les bases de la plus vaste zone de libre-échange au monde, la Zlec. Un accord cadre est signé, mais de l'avis des experts, le chemin est encore long pour convaincre les 55 pays membres de l'UA. Ce que tente de faire le président rwandais Paul Kagamé :

"Cet accord traite des échanges de biens et de services. Ce sont ces types de produits complexes qui font croître les économies."

Le président du Nigéria par exemple est contre, et n'a pas souhaité venir à Kigali. Muhammadu Buhari craint les effets négatifs de cette zone et veut se donner plus de temps pour étudier le projet. Le problème de fond étant la nature de l'économie des pays africains, comme l'explique l'analyste économique Michael Kottoh :

"L'une des difficultés pour le commerce africain, c'est que les pays africains font très peu de fabrication et de transformation au niveau local, mais ils produisent surtout des matières premières et des services comme on a pu l'observer ces dix ou vingt dernières années. Si la Zone de libre-échange continentale fonctionne, il est important que nous voyions plus de fabrication et transformation agricole et de produits de transformation en général sur le continent. Car il y a très peu de production pour commercer avec nos pays voisins."

La Zlec, projet phare de l'Union africaine en réflexion depuis 2012, pourrait réunir 1,2 milliard personnes avec un PIB cumulé de 2 500 milliards de dollars. Elle s'inscrit dans le cadre d'un processus qui doit mener à la création d'un marché commun d'ici 2028, et d'une union économique et monétaire en Afrique.

Partager cette vidéo :

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité