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Publié le 03/01/2018

L'opposition iranienne se mobilise en Europe

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Les manifestations en Iran font des émules en Europe.

L'opposition iranienne s'est ainsi mobilisée dans plusieurs pays pour faire écho aux messages antigouvernementaux des protestataires.

A Berlin , les membres du comité des réfugiés iraniens ont dénoncé la manipulation opérée dans leur pays. Selon eux, certains manifestants arrêtés ont été obligés de déclarer qu'ils étaient "pilotés par les Etats-Unis, l'Arabie Saoudite et Israël" .

"Nous savons qu'ils ont besoin du soutien des Iraniens exilés, c'est pour ça que nous sommes là. Beaucoup d'entre nous ont manifesté en Iran ces dernières décennies, dans les années 1980, dans les années 1990 et de nouveau en 2009" , explique Hamid Nowzari, de l'association des Réfugiés iraniens à Berlin.

En Italie , ils étaient une trentaine devant l'ambassade iranienne à Rome : des membres des Moudjahidin du peuple , un mouvement qui tente de faire la synthèse entre marxisme et islamisme et qui fut - jusqu'il y a encore quelques années - considéré comme "terroriste" par l'Union européenne et les Etats-Unis. Les Moudjahidin du peuple ont combattu pour la destitution du Shah puis contre leur pays pendant la guerre Iran-Irak. Depuis quelques années, ils ont réussi à changer leur image pour être vus comme une force d'opposition iranienne en exil.

Ce mardi, le président Rohani a demandé à Emmanuel Macron de prendre des mesures contre les activités d'un " groupuscule terroriste " iranien installé en France qu'il accuse d' " encourager la violence " , dans une claire allusion aux Moudjahidin du peuple, dont le siège politique est basé en Ile-de-France.

A Londres , des nostalgiques de la royauté ont eux appelé au retour du Shah .

Une variété de profils de l'opposition iranienne et des différentes mouvances qui alimentent la protestation en Iran , qui fait dire à Mehrad Vaezinejad - un spécialiste de l'Iran qui vit au Royaume-Uni - que sans unité et sans leader, "le mouvement de contestation en Iran pourrait mourir" dans les jours qui viennent. "Et si ce n'est pas le cas" , ajoute-t-il, "il sera écrasé". "C'est l'hypothèse la plus probable".

Avec AFP.

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