L'Alexander Maersk avec ses 108 migrants à bord ont finalement été autorisés à accoster la nuit dernière en Sicile.

Le maire du port de Pozallo a fini par recevoir l'autorisation du ministère italien de l'Intérieur. Si Matteo Salvini a fermé ses ports aux bateaux de secours de migrants, la situation des navires marchands ou autres est moins claire.

La centaine de migrants avait été secourue en mer, au large de la Libye, vendredi dernier. Depuis, le cargo danois attendait le feu vert pour accoster, le gouvernement italien réfléchissant.

Par contre, le bateau de l'ONG Lifeline lui reste bloqué en mer, en attente depuis jeudi dernier d'une solution pour les 234 migrants qu'il a recueillis. Matteo Salvini est parti en guerre contre les ONG qui aident les migrants, mais aussi contre la France qu'il accuse de ne pas prendre sa part, ne pas respecter, comme Viktor Orban, son quota de réallocation de migrants en Europe.

Tout le gouvernement italien fait bloc derrière lui, le vice-Premier ministre du Mouvement 5 étoiles en tête. Luigi Di Maio a annoncé que si le Lifeline accostait en Italie, il serait saisi.

Une solution européenne serait toutefois en train de se dessiner pour le Lifeline. Ce matin, le porte parole du gouvernement français Benjamin Griveaux évoquait un possible débarquement à Malte et l'envoi d'une équipe française sur place pour traiter les demandes d'asiles de manière individuelle.

Pour rappel, la semaine dernière, la commission nationale consultative des Droits de l'Homme avait dénoncé le traitement inhumain des migrants par la France à Vintimille à la frontière avec l'Italie.

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