Qui pour remplacer François Molins ? La garde des Sceaux Nicole Belloubet avait pensé à Marc Cimamonti pour remplacer le procureur de Paris, mais selon les informations du Figaro, relayées par Le Monde, l'Elysée aurait exprimé des réticences. L'actuel procureur de Lyon pourrait finalement devenir procureur général de la cour d'appel de Versailles. Deux autres candidates, l'avocate générale à la cour d'appel de Paris Maryvonne Caillibotte, mais aussi la procureure générale de Douai Marie-Suzanne Le Quéau avaient aussi été auditionnées en juillet dernier. Selon Le Monde, les trois candidats ont passé un "examen oral" face au Premier ministre Edouard Philippe, à la suite duquel la chancellerie a lancé un nouvel appel à candidatures. Un processus de sélection qui serait suivi de très près par Emmanuel Macron, très loin du style de François Hollande qui prônait l'indépendance des procureurs. "M. Macron demande à la garde des Sceaux des explications sur les magistrats qu'elle compte nommer à des postes importants au parquet ou au parquet général", explique au Monde une source proche de l'exécutif. Une attitude qui inquiète le Syndicat de la magistrature qui déplore un "choix du prince". Mais pour Emmanuel Macron, ce lien hiérarchique est légitime. La place de François Molins est loin d'être la seule à être remise en jeu. Six autres postes de procureurs de la République sont à pourvoir tout comme cinq postes de procureurs généraux, note Le Monde. Devraient suivre le poste de procureur national financier et celui de procureur national antiterroriste. "C'est une planification de mouvements à venir que nous préparons. Nous souhaitons sortir du système classique de candidatures à l'ancienneté qui impose un parcours type en cochant des cases dans des juridictions de tailles croissantes", explique au quotidien un proche de la ministre de la Justice.

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