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Publié le 27/01/2018

Le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal libéré

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Le prince saoudien Al-Walid ben Talal a été libéré, samedi 27 janvier 2018, près de trois mois après son arrestation. Il avait été interpellé le 4 novembre 2017, comme 350 autres personnages importants du royaume, princes, ministres et ex-ministres notamment, dans le cadre d'une opération anticorruption menée à l'initiative du prince héritier, fils du roi, Mohammed ben Salmane, surnommé MBS.

"Le procureur général a approuvé un arrangement avec le prince", a indiqué une source gouvernementale, sous couvert de l'anonymat, sans fournir de précision sur la nature de l'accord. Elle a juste confirmé que le prince allait rester à la tête de la Kingdom Holding Company, une société internationale d'investissements qu'il détient à 95%.

Âgé de 62 ans, 45è fortune mondiale, selon le classement 2017 du magazine américain Forbes, petit-fils du fondateur de l'Arabie saoudite, le roi Abdelaziz al-Saoud, le prince Al-Walid Ben Talal défend une société saoudienne plus ouverte. Il avait, par exemple, fin 2016, appelé à ce que les femmes obtiennent le droit de conduire, et déploré le "coût économique" de l'interdiction de volant pour elles. Près d'un an plus tard, son appel a été entendu, et les femmes seront autorisées à conduire à partir de juin 2018.

La campagne anticorruption menée par le prince héritier MBS est perçue par certains comme une tactique visant à consolider son pouvoir. Les autorités insistent, elles, sur le fait que la purge visait uniquement à s'attaquer à la corruption endémique. Le procureur général a estimé à au moins 100 milliards de dollars le montant des fonds détournés ou utilisés à des fins de corruption dans le royaume depuis plusieurs décennies.

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