Marine Le Pen et Matteo Salvini, souriant ensemble sur une même affiche, donnaient le ton. A huit mois des élections européennes, le Rassemblement national faisait sa rentrée politique dimanche à Fréjus.

Imitant la recette de ses alliés, la Ligue d'Italie et le FPÖ d'Autriche, représentés à la tribune, Marine Le Pen a battu en brèche la politique migratoire " folle " de l'Union européenne.

" Cette submersion est organisée méticuleusement. Alors je le dis clairement, avec nous l'Aquarius n'accostera plus sur les côtes françaises ", a promis la présidente du parti, en référence au navire humanitaire dont le travail a été miné par l'arrivée au pouvoir des populistes italiens.

La finaliste de la dernière élection présidentielle a fixé les deux objectifs de son parti : " En France, dépasser la liste mondialiste d'Emmanuel Macron et comme en 2014 sortir en tête de cette élection. En Europe, constituer avec nos alliés et les autres groupes anti-européistes une majorité pour rompre avec la déliquescente Union européenne ".

Marin Le Pen accepte ainsi le match, proposé par Emmanuel Macron entre un bloc " progressiste ", celui du président français, et un bloc " souverainiste ", emmené par les gouvernements d'Italie, de Hongrie et d'Autriche.

En proie à de graves difficultés financières, le Rassemblement national avait annulé son université d'été, remplacée par une " formation des élus " et un meeting au théâtre municipal de la ville de David Rachline (RN).

Un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo place la liste LREM au coude à coude avec le parti français d'extrême droite, autour de 21 %.

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