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Publié le 26/03/2018

Le cas Carles Puigdemont mélange justice et politique

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Les proches des responsables catalans en exile ou en prison réclament la fin des poursuites idéologiques. Réunis ce lundi à Bruxelles au Parlement européen, ils ont dénoncé le sort des politiciens indépendantistes poursuivis par la justice espagnole. Ils demandent à l'Union européenne de faire respecter les droits fondamentaux. Au bord des larmes, la soeur de Carles Puigdemont, le président destitué de la Catalogne, évoque la situation difficile de ces familles. " Il y a des enfants, il y a des parents âgés et les prisons sont à 600 km de leur foyer. Et ceux qui sont en exil sont à environ 1 300 km. De jour en jour cela devient plus difficile ", explique Montserrat Puigdemont.

Le sort de Carles Puigdemont, arrêté en Allemagne, était sur toutes les lèvres. D'après les statistiques il risque l'extradition. En 2015, 80% des demandes de mandat d'arrêt européen ont été suivies d'effet par la justice allemande. Il a fallu en moyenne 42 jours aux juges pour prendre leurs décisions.

Mais Outre-Rhin plusieurs voix dénoncent la politisation de la justice. Pour Christoph Safferling, professeur à l'université Friedrich-Alexander, " il ne faudrait pas utiliser le mandat d'arrêt européen pour pousser un Etat membre à coopérer dans le cadre d'une discussion de politique interne ". Carles Puigdemont est poursuivi par la justice espagnole pour "rébellion", un crime passible de 30 ans de prison.

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