Plusieurs militants sont venus à l'aéroport de Munich en Allemagne pour protester contre la reprise des expulsions de migrants afghans vers l'Afghanistan. La chancelière Merkel a donné son feu vert pour que les demandeurs d'asile déboutés soient renvoyés dans leur pays d'origine.

"La situation en Afghanistan est très mauvaise. On le constate quotidiennement : il y a des attaques, des attentats-suicides... chaque jour des gens sont tués", s'inquiète une passagère de l'aéroport.

Cette semaine, un premier vol charter a décollé de cet aéroport avec à son bord 69 Afghans.

Parmi les manifestants présents à l'aéroport, notre journaliste a rencontré un demandeur d'asile dont la demande a été refusée. Il y a toujours un procès en appel en cours mais il a peur d'être expulsé et il craint pour sa sécurité en cas de retour en Afghanistan.

"Les talibans m'ont exhorté à plusieurs reprises à les rejoindre et à travailler pour eux. Mais j'ai refusé parce qu'ils tuent des gens chaque semaine, chaque jour.... Je ne veux pas aller au djihad parce que c'est vraiment mal", explique Amiri Sahadat.

Le président du Conseil bavarois pour les réfugiés, une organisation à but non lucratif qui vient en aide aux migrants, est mécontent du parti conservateur CSU au pouvoir en Bavière. "La Bavière essaie de copier-coller la politique menée par Viktor Orban en Hongrie et de la mettre en oeuvre ici en Allemagne. La Bavière a toujours voulu se montrer comme une dure à cuire. Les prochaines élections régionales devraient refléter cette tendance. Cette politique se fait contre les personnes les plus faibles de notre société, contre les réfugiés" , a rappelé Stephan Duennwald.

Le gouvernement de Bavière a déclaré à euronews que les expulsions "se poursuivront car elles sont nécessaires" .

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