Dans son atelier de Marrakech, Lahcen Iwi donne vie à un univers de caoutchouc . Des licornes aux dragons, dont il soigne chaque détail.

Des traits qui ne laissent pas deviner qu'il s'agit de pneus, qu'il récupère dans des sites d'enfouissement avant de les sculpter. Cet artiste marocain a reçu en héritage ce savoir-faire peu commun, qui commence à lui forger un nom.

Ses oeuvres ont déjà traversé la Méditerranée, pour être exposées à l'Institut du Monde Arabe, à Paris.

"J'ai appris tout cela de mon père, qui m'a montré comment faire quelque chose à partir de rien, sur le modèle de "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". "C'est un geste noble pour moi, en tant qu'artiste, de participer de cette manière, et de mettre la main sur quelque chose qui pollue la terre pour y injecter de l'art. Pour nous, c'est un bon message pour l'humanité."

Des sculptures qui demandent près d'une semaine jusqu'à deux mois de travail, pour enfin prendre vie.

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