Prémices d'un chambardement au sein du gouvernement français ou pas... Après la démission de Nicolas Hulot, ministre de l'Environnement la semaine dernière, la ministre des Sports Laura Flessel annonce elle aussi qu'elle quitte le gouvernement. Un départ qu'elle justifie par "des raisons personnelles", et, je cite, afin "de renouer avec des engagements passés, justement tournées vers l'humain, la solidarité et la coopération internationale".

L'ancienne championne olympique en escrime sera restée 16 mois à la tête du ministère des sports.

Ce départ intervient au moment où le mouvement sportif s'inquiète pour ses moyens, un an après l'attribution des JO-2024 à Paris, alors que l'Etat doit investir 1 milliard d'euros dans les infrastructures des JO.

Ajustement ou chambardement au gouvernement ?

Au sein de l'équipe gouvernementale, l'ampleur du remaniement après la démission fracassante de Nicolas Hulot, reste un mystère, à quelques heures de son annonce, d'ici la fin de la journée. Il s'agira du troisième remaniement du quinquennat, alors qu'il n'était pas attendu avant les élections européennes de mai 2019.

Le départ de Hulot a contribué à bouleverser le retour de vacances d'Emmanuel Macron, déjà confronté à des sondages en berne à la suite de l'affaire Benalla, à une croissance moins solide que prévu et à des difficultés à mettre en oeuvre les réformes prévues, comme celle des institutions.

Quand on est président, "il y a des jours qui sont faciles et d'autres non", a reconnu le chef de l'Etat lundi lors d'une visite dans un collège de Laval pour la rentrée scolaire.

Mais les oppositions voient dans cette succession d'ennuis la fin du "mirage Macron", l'accusant de revenir sur ses engagements et de reprendre des méthodes de "l'ancien monde".

La cote de popularité du président a chuté de dix points selon un sondage Ifop publié ce mardi. Seulement 31 % des Français approuvent son action. C'est moins que pour François Hollande (32 %) au même stade.

Pour le poste de ministre de la Transition écologique, une dizaine de noms ont été évoqués pour leur connaissance des dossiers. Le plus cité, Daniel Cohn-Bendit, s'est retiré, jugeant que se lancer dans une carrière ministérielle serait "une fausse bonne idée".

Mais il a soufflé deux noms au président : Laurence Tubiana, ex-négociatrice pour la France lors de la COP21, ou Pascal Canfin, ancien ministre délégué de François Hollande et président du WWF France.

Ces deux personnalités, peu connues du grand public, s'ajoutent à d'autres candidats potentiels comme l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno, le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, ou la députée de la majorité, Barbara Pompili. A moins qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne créent la surprise comme ils l'ont fait en promouvant de quasi-inconnus au gouvernement.

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